Dernier jour et devinez quoi ? Il pleut ! Je voulais voir le poisson débarquer, on m’avait dit 6h, j’avais lu entre 8 et 10 sur des blogs, je suis allée vers 8h30 et rien, pas un bateau à débarquer, pas un étal de poisson frais. Soit c’est à cause de cette météo, soit c’est parce qu’il n’y a pas assez de touristes pour tout consommer, ou peut-être un peu des deux ? Ou c’est carrément à un autre horaire ? Mystère, pas de débarquement ni de criée pour moi à Essaouira cette fois ci.
Rien ne s’est vraiment passé comme attendu, ni la météo, ni les activités, mais il valait quand même mieux être ici qu’à Agadir pour patienter le temps que ça s’arrange. La ville est vraiment un mix étrange entre des magasins traditionnels et des magasins pour touristes. Idem pour les restos, les hammans etc… Il y a deux classes (et deux gammes de prix) mais les deux cohabitent aux même endroits. Je suis rentrée prendre le petit dejeuner mais il n’y avait personne pour le servir, j’ai attendu une dizaine de minutes et la dame est arrivée avec le pain. Super, ce matin, il y a de l’amlou, c’est aussi pour ça que j’aime changer d’hôtel, ça varie les petits dej. Autant je n’ai pas aimé celui du premier petit dej à Agadir, avec un goût très prononcé d’huile d’olive, et pas du tout sucré, autant celui ci était digne du surnom de ‘nutella berbère’ même s’il avait plus le goût de cacahuète que d’amande. J’en ai mangé la moitié du ramequin tellement ça m’a plu et je me suis dit qu’il fallait que j’en ramène. Mais je n’ai qu’un bagage cabine, et pas beaucoup de place. J’ai donc cherché sur internet et j’ai trouvé un vendeur dans la ville nouvelle (12 mn à pieds) qui semblait répondre à mes attentes.
Y aller m’a aussi permis de constater que les inondations étaient résorbées, mais une boue noirâtre s’étale un peu partout le long des trottoirs, je suis plutôt contente d’avoir des baskets de marche à semelle bien épaisse. Les locaux sortent les bottes ou les crocs ou les tongs pour marcher dans ce merdier. La boutique est ouverte, chouette, le monsieur m’accueille à bras ouverts, je lui dis de suite que je veux deux petits pots d’amlou et rien d’autre. Ça ne l’empêche pas de me servir un ramequin d’amlou, un autre d’huile d’argan, du pain et l’immanquable thé à la menthe. Il est vraiment bon, cette fois ci, aux amandes, je sais que j’ai frappé à la bonne porte. Il a rempli les pots devant moi et collé les étiquettes dans son labo, je pouvais voir les machines et les prendre en photo. C’est très moderne, en inox, rien à voir avec les moulins en pierre pour touristes de la médina. On voit sortir une purée marron mais qui n’est sûrement pas celle vendue dans les pots à côté.
Je suis repartie pour visiter un musée près du port mais il était fermé, le soleil revient enfin, ça fait du bien. Je suis repassée boucler mon sac et payer la taxe de séjour (3€ quand même), a priori c’est pour le réseau d’eau potable d’Essaouira. Et j’avais ensuite rdv pour mon tatouage au henné, c’est un peu un rituel depuis pas mal de voyages de rentrer avec une main tatouée de manière éphémère. Je ne fais pas ça n’importe où car il y a souvent des additifs qui peuvent provoquer des allergies, je suis allée dans un salon où on m’a dit utiliser du henné bio, je croise les doigts pour que tout se passe bien. Avant, y avait des catalogues papier, maintenant ce sont des photos qui défilent et tu choisis le modèle. Le prix annoncé est assez fort, c’est un peu compliqué de négocier vu que tu es déjà assise. Enfin bref, on a réussi à se mettre d’accord. Elle a sorti la seringue et c’était parti. En 15 mn, c’était fait. Ensuite, elle m’a séché la main au sèche cheveux pour que tout ne s’efface pas au moindre frottement. J’étais plutôt contente du résultat, à voir dans le temps.
A noter aussi que je suis tombée sur une influenceuse française aux vêtements extravagants mais je n’ai pas osé l’aborder !
Puis direction la gare routière CTM pour le retour vers Agadir. J’ai une heure d’avance, le temps de me manger deux boules de glace à l’amlou et à l’orange, ça faisait du bien avec ce soleil de se sentir enfin en été.
Le trajet a duré 4h15 avec une pause de 20 mn dans une boutique. C’était bien long… Au début j’avais chaud car le soleil était de mon côté, ensuite j’ai eu carrément froid. On voyait quand meme nettement mieux qu’à l’aller, on a traversé de jolis paysages avec des oueds aux eaux boueuses mais qui avaient bien descendu, puis on a carrément vu des sommets enneigés, avec le ciel bleu, c’était magnifique. On est arrivé un poil trop tard pour voir le coucher du soleil, pour une fois qu’il n’y avait pas de nuages ! J’ai voulu prendre un petit taxi mais y en avait pas, je voyais des chiens errants sur un terrain vague, j’ai fini par demander à des étudiantes si je pouvais marcher avec elles et tout s’est bien passé. Elles étaient super sympas.
Je suis arrivée au niveau du souk el Had, la Mecque du shopping mais trop tard pour y dîner et même pour y faire des achats. Tout ça à cause de cette déviation qui nous a faire perdre plus d’une heure. Alors j’ai filé à l’appartement typiquement marocain où je dors ce soir. La déco est un peu kitch mais ça va quand même. Je suis tellement crevée que ça ne va pas m’empêcher de dormir en tout cas. Je suis ressortie dîner à côté dans un endroit conseillé par le propriétaire. J’ai commandé une soupe harira pour 1.5€. En fait elle est servie avec un oeuf, des dattes et une pâtisserie pour faire un plateau complet. Ça m’a déjà bien calée mais j’avais commandé en plus une pastilla, excellente mais bien relevée quand meme !































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