Retour au Maroc pour un 7ème voyage. Le dernier trimestre avec la reprise du boulot a été vraiment fatiguant, j’ai donc choisi de partir de Rennes pour limiter le transport, mais ce qui limite aussi les destinations. En international, on a le choix entre le Maroc (Marrakech) ou le Maroc (Agadir). J’ai donc pris le Maroc. Dans l’absolu, c’est une destination que j’ai toujours bien aimée mais davantage le nord que le sud. Mon idée première était de louer une voiture pour aller dans l’anti-atlas vers Taroudant et Tafraoute. Plus le départ se rapprochait, plus l’idée me paraissait incompatible avec ma fatigue, j’ai donc changé mes plans avec quelques jours à Essaouira et une nuit à Taroudant, les deux étant accessibles en transport en commun, le reste des nuits (arrivée, départ et transit) se faisant à Agadir d’une manière vraiment utilitaire.
Déjà, le vol du vendredi soir a été super simple. Avion rempli au tiers, encore une ligne qui va sûrement s’arrêter rapidement au départ de Rennes, ce qui fait que les formalités ont été très rapides à l’arrivée. Idem pour prendre une carte Sim dès l’aéroport, avec paiement en euro accepté. 10€ les dix gigas. Simple et efficace.
J’avais réservé un taxi via thru travel Maroc (16€ contre 20 au tarif de nuit officiel), le chauffeur était pile poil à l’heure avec un écriteau à mon nom, ce qui fait qu’en partant de Rennes à 19h45, j’étais à 23h35 dans mon lit à Agadir. L’hôtel Sinibad était bien typique et dans son jus, mais c’était sympa, avec petit balcon sur une placette où trône un cinéma.
Bon, par contre, mais c’était prévu, la météo est catastrophique pour le Maroc. Le réceptionniste m’a dit qu’il n’avait pas plu depuis 5 ans et qu’ils en avaient bien besoin, il a plu tout le long du voyage en taxi, mais aussi beaucoup de douceur comparé au froid glacial en France.
J’ai plutôt bien dormi, j’ai petit déjeuné (pas de pain marocain mais oeuf, fromage, jus d’orange frais, amlou, viennoiseries), puis je suis partie changer mes euros avant de filer sur le front de mer. Effectivement, Agadir est comme je l’imaginais, pas très belle, avec en plus beaucoup de travaux. Une énorme station balnéaire, sans charme, avec une immense plage mais qui semblait peu attirante aujourd’hui avec cette météo. Pas mal d’expo en rapport avec la Coupe d’Afrique des Nations ( la CAN), même ma carte Sim représente un joueur de foot.
Je suis retournée à l’hôtel me reposer un peu avant de partir à pieds pour la gare routière. Mais entre la pluie et les chiens errants, j’ai fini par héler un petit taxi (orange à Agadir) qui a bien mis son compteur. 11 dirhams (1.1€ la course de 2 km) et j’ai arrondi à 15 tellement c’était pas cher. Le chauffeur était sympa en plus, il me parlait de Trump et de l’Amérique du Sud, je ne comprenais pas trop. Ce n’ est que quelques heures plus tard que j’ai vu les infos et appris que Trump avait kidnappé le président vénézuélien…
Grâce au taxi, je suis arrivée très en avance à la gare routière, alors j’ai attendu…j’ai aussi fini de boucler mon programme de la semaine, réservé les derniers hébergements et tickets de bus.
Tous les bus CTM (grosse compagnie marocaine) allaient à Casablanca, il fallait juste prendre le bon, car certains passaient par Marrakech et d’autres par Essaouira. Nous sommes partis pile à l’heure à 13h30. Mon voisin, Benoit, était un bavard impénitent, ce qui fait que le trajet a passé plutôt vite mais je ne peux pas dire que c’était le voyage en bus le plus sécurisant de ma vie. A cause de la pluie, le pare brise était vraiment très embué, le chauffeur n’ayant sans doute pas l’habitude, ouvrait la fenêtre pour d?sembuer, ce qui n’avait que peu d’effet mais par contre, on se gelait vraiment. Il finissait par prendre la liste des passagers (sic) pour essuyer le pare brise avant que Benoît ne lui passe un mouchoir… Ne parlons même pas des dépassements hasardeux avec véhicule en face sous des trombes d’eau sans visibilité. J’ai quand même mis ma ceinture de sécurité, je devais être la seule dans le bus à l’avoir.
On a fini par arriver (enfin) à Essaouira avec un bon 45 mn de retard. J’ai trouvé très facilement le riad Western Wall. J’ai grimpé au 3eme étage (sans ascenseur évidemment) pour découvrir que ma chambre en terrasse était inondée… La dame qui m’a accueillie, m’a dit que je ne pouvais pas dormir là. Elle m’a proposé à la place le super appartement du 1er étage. Deux chambres, un salon, un couloir plus grand que chez moi, du grand luxe avec en plus, la plus belle fenêtre du riad sur le patio.
Vite, je suis repartie en ville essayer de choper quelques rayons au coucher du soleil. Malgré la pluie, le ciel gris, la mer était magnifique vue des remparts. A 18h45, la police est venue nous dégager, car ils fermaient l’accès. Dommage !
J’avais quand même un peu faim depuis ce matin, j’avais juste mangé un pain à la semoule à la gare routière, je me suis régalée d’olives, d’un tagine boulettes oeuf et d’un thé à la menthe. Bonne première vraie journée, malgré une météo tourmentée.
















































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