Mandalay

Dures conditions de vie sur les berges du fleuve
Dures conditions de vie sur les berges du fleuve

Dernier jour ici, j’avais pensé dans un premier temps aller voir Migun mais une discussion hier avec deux francais qui y étaient allés m’a dissuadée. Ils m’ont dit que ca n’en valait pas trop la peine, je m’en doutais un peu vu les photos que j’avais regardées sur le net mais la balade en bateau (2h AR) avait l’air sympa. La française m’a fait remarquer, à juste titre, que du bateau, j’en aurai tout mon soul en allant à Bagan, pas faux… Comme en plus, j’avais mal dormi à cause du bzzz incessant des moustiques (et de leur piqures et des démangeaisons inhérentes), ce matin, je me suis juste pressée pour le petit déjeuner et après, journée tranquille.

Après avoir transféré mes affaires dans la nouvelle chambre (bien mieux qu’hier au demeurant), récupéré mon ticket de bateau « slow » (hier soir il était complet, aujourd’hui, y a de la place, je pense que mes protestations y sont pour quelquechose), j’ai choisi de relouer un vélo, au prix des taxis, mototaxis et même des rickshaws (vélos avec chauffeur), c’est amorti en moins de deux trajets, et je suis partie visiter une fabrique de feuilles d’or. Ici le doré, c’est un art de vivre, ils dorent tout tout tout, et quand ils honorent le boudha, ils (je dis bien « ils » et pas « elles » car les femmes ne peuvent pas s’en approcher !) aiment bien le recouvrir d’une feuille d’or. Alors, il faut bien en fabriquer un paquet. En gros, on part d’un ruban d’or qu’on tape pendant très longtemps et en plusieurs fois pour arriver à une finesse incroyable, rien que de passer la main devant, l’air fait décoller la feuille. C’était pas mal, bien expliqué, j’ai fait une petite donation pour les pauvres gars qui tapent à la masse pendant des heures (découpées en cycle de 3mn), mais on peut aussi acheter des feuilles, c’est pas très cher (3 euros les 10) et la dame m’a dit qu’on pouvait aussi les manger (et par exemple, s’en servir pour décorer les gâteaux).

Ensuite, j’ai tenté de trouver la fabrique de feuille de bambous, mais comme dit le guide du routard « c’est pas facile », évidemment, je ne l’ai pas vue, je me demande encore pourquoi ils en parlent dans le guide si personne ne la trouve !!! J’ai donc longé le fleuve, sur des chemins poussiéreux pour voir un peu comment les gens vivent sur les berges (dans des espèces de paillottes) et clairement, on est dans un autre siècle. Difficile à expliquer, mais j’ai trouvé ça tout à fait fascinant.

Retour sur le centre, avec arrêt bière pression, enfin une bière au prix local accompagnée de pois chiches séchés, ca change des cacahuètes 🙂 Je suis repassée à la chambre me changer et en fin d’après midi, départ pour Mandalay hill et son coucher de soleil. J’ai arrangé un mototaxi avec l’hotel qui m’attendrait pendant la visite, après coup, je pense que j’aurais pu en trouver un sans peine pour me ramener. 1700 marches annoncées, pieds nuds, après celles de la colline d’hier, j’ai des mollets en béton. La vue était nettement moins belle qu’hier mais j’ai enfin eu mon premier coucher de soleil birman. En haut, les groupes ont débarqué en masse 30 mn avant, c’était blindé. Je n’ai pas payé le droit de photographier car le bureau était désert quand je suis passée, demain par contre, je ne vais pas pouvoir couper à celui de Bagan, car il est collecté à la descente du bateau. Pour l’instant, je n’ai pas donné grand chose à la junte birmane (à part le pourcentage qu’ils prélèvent sur les commerces) puisque je n’ai payé que 1 euro pour le jardin de Rangoon auxquels s’ajoutent les 12$ du bateau public (enfin 10 vu qu’il y avait 2 $ de commission pour l’hôtel).

Pour terminer en beauté, mon meilleur resto depuis que je suis ici, un chinois avec un poulet émincé sauté aux piments verts vraiment très très bon. Les menus des resto n’ont souvent pas de prix ou alors écrit en birman, quand j’ai demandé au serveur le prix du plat, il est parti se renseigner, si ça c’est pas du prix à la tête du client ! Au final, c’était 3$, pour nous, c’est peu cher mais pour un birman « moyen », ca ne peut pas être ce prix là sinon leurs restos seraient déserts !!! Demain, lever 4h30, le mototaxi m’emmène à la gare maritime à 5h, départ à 5h30 et ils sont très ponctuels, d’ailleurs avec les hongrois, on a failli rater le bus l’autre soir car il est parti à heure pile, nous ne faisions pas attention, nous discutions, en général, en Asie, la ponctualité n’est pas leur fort !

Les voyages de Pascale

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