Birmanie (Myanmar) – Janvier 2012

Pratique | Préparation

Vendredi, janvier 13th, 2012

Préparatifs très « light » pour tout un tas de raisons… Une feuille de route simplifiée, un itinéraire classique pour un premier voyage en Birmanie, aucune réservation à part la première nuit à Kuala Lumpur. On verra bien !

15 Janvier : Vol Paris – Kuala Lumpur – 14:00 –> 12:15  (Oman Air)

16 Janvier : Nuit Kuala Lumpur (Hotel Chinatown 2)

17 Janvier : Vol Kuala Lumpur – Rangoon – 15:40 –> 16:45 (Air Asia) – Nuit Rangoon

18 Janvier : Bus de nuit Rangoon – Mandalay (16h)

19 Janvier :  Nuit Mandalay

20 Janvier : Nuit Mandalay

21 Janvier : Nuit Mandalay

22 Janvier : Slow boat Mandalay – Bagan. Depart 4h du matin, arrivée 18h. Nuit Bagan

23 Janvier : Nuit Bagan

24 Janvier : Nuit Bagan

25 Janvier : Trajet Bagan – Kalaw en bus de jour (10h) – Nuit Kalaw (Gh Parami)

26 Janvier : Nuit Kalaw

27 Janvier : Trek pour Inle (Sam trekking restaurant ou Alex Pho Kyaw) éviter golden lily

28 Janvier : Trek pour Inle

29 Janvier : Trek pour Inle

30 Janvier : Nuit Inle

31 Janvier : Nuit Inle

1 Février : …

2 Février : Trajet Inle Rangoon (bus de nuit 18h)

3 Février :  Pagode Shwedagon (vers 16h30 pour coucher du soleil) - Nuit Rangoon

4 Février : Vol Rangoon – Kuala Lumpur – 17:15 –> 21:30 (Air Asia) – Nuit Kuala Lumpur

5 Février : Nuit Kuala Lumpur

6 Février : Vol Kuala Lumpur – Paris – 09:00 –> 18:55 (Oman air)

Paris – Kuala Lumpur

Mardi, janvier 17th, 2012

Kuala Lumpur

Kuala Lumpur

La route pour la Birmanie (que j’ai choisie) passe par la Malaisie, et ce n’est pourtant pas le plus court chemin :-) . J’ai pris le billet dès septembre et vue la situation politique du pays et les révolutions qui essaimaient à droite à gauche dans les dictatures, j’ai pensé préférable de prendre un vol pour un pays dit « stable » et un second vol pour la Birmanie, de telle sorte qu’en cas de fermetures de frontières ou de refus de visa, je puisse passer mes 3 semaines de vacances ailleurs, sans perdre autre chose que le court vol vers la Birmanie. Pour autant, depuis que j’ai pris les billets, la situation ne cesse de « s’arranger », toute proportion gardée quand on voit d’où ils partent. C’est donc bien en direction de la Birmanie que je suis partie dimanche de Roissy, Kuala Lumpur n’étant qu’un transit de quelques jours à l’aller et au retour. En plus, j’ai tellement apprécié ce pays l’an dernier que j’étais contente d’y transiter.

J’ai également repris un vol sur la même compagnie, Oman air, qui est en train de détroner Qatar Airways de la place de ma compagnie préférée. Le seul bémol de l’an dernier, l’attente à Mascate, a été solutionné apparemment, car je n’ai attendu nulle part pendant le transit. Je n’ai pas non plus eu de problème de tripotage indien en vol, le premier vol étant loin d’être plein, j’ai pu bénéficier de deux places pour moi toute seule, et sur le second, j’ai cédé mon hublot pour permettre à un couple avec bébés de ne pas être séparés mais je me suis retrouvée assise au milieu de l’avion à coté d’un monsieur obèse qui débordait de moitié sur mon siège, dur de dormir dans ces conditions !

Bon an mal an, je suis quand même parfaitement arrivée à Kuala Lumpur, gavée aussi bien au niveau de l’estomac (4 plateaux repas) que du cerveau (4 films, Drive, La défense Lincoln, Copacabana et le chat potté) ! Pas de difficulté majeure à l’arrivée, l’immigration a aussi été simplifiée, plus de formulaire, juste deux index à poser sur une vitre pour vous ficher :-) Cette ville est très facile, j’ai aisément retrouvé mon hotel à Chinatown. Le reste de la journée a été consacré à la sieste, à la collecte des infos pour la suite du voyage, à une petite coupe de cheveux approximative sur cheveux secs puis à une courte balade dans le quartier, meme pas eu l’appétit de m’enfiler le poulet tandoori dont je rêve depuis un certain temps, juste quelques fruits pour me désaltérer. Visite aussi du temple Hindou qui était fermé l’an dernier et retour tranquille à l’hôtel pour la nuit. Encore une journée de voyage demain avec l’arrivée à Rangoon en fin d’après midi.

Kuala Lumpur – Rangoon

Mardi, janvier 17th, 2012

Qu'elle était verte ma Birmanie...

Qu'elle était verte ma Birmanie...

Nuit entrecoupée, au final, j’ai du dormir 6h mais évidemment j’étais en plein sommeil au moment où le réveil a sonné. J’ai juste eu le temps de finir la mise à jour du site pour le premier jour, d’aller petit déjeuner de « siu mai » (bouchées vapeur chinoises à la farce indéterminée, vue la couleur, peut être un mélange de porc et crevette), et de boucler le sac. Ensuite, un petit enchainement de métro, train, bus m’a amenée au terminal LCCT (Low cost exclusivement réservé à l’usage d’Air Asia), pas le même qu’hier mais tout aussi loin ! Entre temps, un orage est survenu et des trombes d’eau se sont abattues sur la ville, le taux d’humidité doit etre exceptionnel, j’ai les cheveux qui frisent à fond. J’ai pu changer de place dans l’avion et me mettre près d’un hublot. Pas de regret, mon voisin était hautement antipathique (et l’est devenu encore plus à Rangoon quand il m’a soufflée la dernière chambre d’hotel single ;-) ). On a survolé des côtes, des îles que je suppose être de Thailande, mais le plus beau, c’était à la descente sur l’aéroport, de belles rizières bien vertes, pas de constructions immondes, juste des temples dorés. Arrivée ensuite à l’aéroport (flambant neuf), les formalités d’immigration ont été super rapides, le plus long est de remplir les formulaires.

J’ai prix un taxi au comptoir, ca m’a couté 10$ au lieu des 8 annoncés sur le bouquin, je sais pas si c’est l’inflation ou si je me suis fait avoir, 40 mn plus tard, je me faisais déposer à Okawina Guesthouse après avoir discuté cinéma et football avec le chauffeur (Adjani, Delon, Belmondo, Montpellier, Rennes, Bordeaux, PSG, Toulouse, Lille). Pas de chance, c’était complet, je me rabats sur un deuxième choix pas trop loin, idem, il commence à faire noir, je me trimballe les deux sacs, j’arrive à une troisième adresse, et là (mais j’ai tué le suspens plus haut), pas de bol, la dernière single (à 23$ quand même !) est prise. Ouf, il reste des doubles, pas envie de continuer à chercher pendant des plombes, mais c’est 35$ petit déjeuner compris (J’aime bien faire croire à l’hôtelier que je veux 2 petits dejeuners pour le lendemain puisque je suis dans une double, en général, il fait une drôle de tête et ca n’a pas manqué). Sinon, pour ce prix, y a la clim, une fenêtre, une salle de bain nickel et un couvre-lit hideux. Dans l’absolu, je m’en fiche de payer exceptionnellement une chambre plus chère pour m’éviter de galérer, mais ici au Myanmar, c’est problématique à cause de l’argent. Comme il n’y a pas de distributeur, ni de paiement carte bancaire, on entre avec une somme en liquide, et il ne faut pas dépasser. J’ai un peu plus de 50 $ par jour, si toutes mes nuits d’hôtel sont à 35, ça va pas le faire, c’est sur ! Vraiment pas envie de me restreindre mais je sens qu’il va falloir compter…

Avec tout ça, il est déjà presque 7h, donc en route pour trouver de l’argent pour pouvoir diner. Le taxi et la chambre se paient en dollars mais pas les repas. Il me faut des kyats, évidemment tous les bureaux de change sont fermés, je demande à deux touristes qui me conseillent le Central Hotel (Taux de 770 pour 1$ et le caissier a déduit 500, je sais pas pourquoi mais j’ai pas trop cherché), ça me permet de quand même voir venir ! La bonne nouvelle, c’est qu’on peut plier les kyats, pas besoin d’en prendre soin comme des dollars, coincés entre les pages d’un bouquin, pour moi, c’est un Marc Lévy, car il écrit de petits livres, c’est donc moins lourd à transporter… Je me mets ensuite en quête d’un restaurant indien indiqué par le guide que je ne trouve pas et finis de dépit par pousser la porte d’un thaïlandais où je me la joue « valeur sure » avec un pad thai, des nouilles sautées au poulet, qui se révéleront pas exceptionnelles mais plutot copieuses.

Retour à l’hôtel pour vérifier si le wifi annoncé me permet de mettre à jour le site et dodo. Demain soir, bus de nuit pour Mandalay à 21h.

Rangoon – Mandalay

Mercredi, janvier 18th, 2012
Sule Paya

Sule Paya

Hier soir, en rentrant mettre en ligne mon récit, une dame d’une soixantaine d’années en pousse-pousse m’a abordée, et m’a demandé si je voulais discuter devant un thé. Pendant 10 mn, je me suis crue en Malaisie, un intérêt désintéressé, juste l’envie d’échanger mis j’ai vite dechanté quand elle a commencé à me demander combien j’avais payé ci ou ça, qu’elle a sorti une liste manuscrite façon guide de voyage de 6 pages de son sac. Ce n’était pas non plus du racolage avec des gros sabots mais j’ai eu un peu de mal à m’en dépêtrer. Ca m’a un peu rendue méfiante, c’est vrai qu’on arrive en Birmanie avec, je pense, un a priori hyper positif sur les gens car c’est ce que tout le monde met en avant, pour autant, ca reste un peu pauvre et certains veulent tirer leur épingle du jeu… [Rajout a posteriori : un couple de touriste a fait appel aux services de Kitty, c'est son nom, et ont passé une excellente journée avec elle, ils lui ont donné 10000 kyats, elle demande de donner ce que l'on veut, donc peut-être une mauvaise intuition de ma part ou pas de bol d'être tombée sur elle le premier soir...]
Sinon, ce matin, je me suis levée (pas de bonne heure) , vers 9h30 pour aller au petit déjeuner qui ferme à 10h, et je me suis recouchée jusqu’à 11h30, puisqu’il fallait libérer la chambre à 12h et que je savais que j’allais crapahuter au moins jusqu’à 18h sans endroit où me poser. Rangoon ne m’a pas particulièrement emballée, elle n’est ni authentique, ni moderne, un étrange mélange. On y retrouve les mêmes éléments que dans toute ville asiatique, des rues spécialisées dans certains commerces, de la street food à tous les coins de rue, les woks et braseros surgissent le soir de toutes parts. Quelques particularités quand même, une circulation à droite, avec les volants des voitures à droite pour la plupart, pas de klaxons et pas non plus de deux roues motorisés. J’ai commencé par changer 300 dollars en Kyats, je suis allée dans une banque, le taux était de 795 K pour 1 $ si en billet de 50 (en billet de 100, on monte à 815 mais difficile visiblement d’avoir des 100 $ en France), j’ai donc donné 6 billets de 50 et en échange, j’ai eu….100 billets de 1000, 25 billets de 5000 et quelques billets de 1000 pour boucler le tout, soit une liasse impressionnante, qui est encore venue alourdir mon sac…

Après ca, en route pour la balade, j’ai suivi l’itinéraire conseillé par le Lonely Planet, ouais pas terrible, quelques batiments coloniaux, une vraie galère pour traverser les routes, peu de passages piétons, rien que des voitures qu’on hésite à braver. Je pensais voir la rivière mais tout est barricadé derrière de grandes palissades, pas l’éclate. J’ai ensuite continué sur le marché Bogyoke, beaucoup de magasins assez modernes, pour les bijoux, les mariées, les antiquités, les tissus, pas été bluffée non plus. Il faisait en plus assez chaud, j’ai décidé de pousser pour prendre un verre au « Feel Myanmar food », non loin du musée national, une trotte d’une bonne demi-heure, très étrange car on se croirait sorti de la ville, maisons à l’abandon, végétation non maitrisée et tout d’un coup, retour à la civilisation avec des magasins (de golf, un must ici apparemment), des restos et deux ambassades sublimes protégées par de hauts murs : l’Indonésie et la France, tout d’un coup,  on se serait cru à Hanoï dans le quartier des ambassades.
Après un bon fruit shake à l’ananas (ils sont délicieux les ananas ici, sucrés et juteux), j’ai décidé d’aller faire un massage, une seule adresse dans le guide, pas à côté bien sur, je me mets en route mais au bout de 20 mn, je me suis laissée convaincre par un cycliste de me déposer. Il y a ici d’étranges petits vélos side-car avec deux places dos à dos pour les passagers mais moi j’ai eu droit à la carriole de transport de marchandises. Remarque, c’était pas cher non plus, 200 (0,25 $), et même le type a voulu baisser le prix à 150, j’ai rarement eu de négociations dans ce sens là ;-)  Je me suis donc fait un bon kilometre et demi assise à la place d’un sac de marchandises, ca a bien fait rire tout le monde, on s’est fait klaxonner un max.
J’ai fini par arriver au salon de massage, un truc qui a l’air moitié fermé, tables et chaises abandonnées en devanture mais une fois dedans, c’est une petite fourmillière, j’ai donc bénéficié d’un massage réflexologie accompagné de soins pendant 1h20 mn, la seule petite innovation par rapport à ceux que j’ai déjà eus, est l’ajout de gros sel dans l’eau et le frottage vigoureux de la plante au sel ! Enfin, c’était bien bon, et je suis repartie pour voir le coucher de soleil sur le lac Kandawgyi en longeant la pagode Shwedagon (que je visiterais au retour) mais je suis arrivée trop tard, le lac fermait à 6h, un peu déçue. Retour en ville et diner dans un indien pour un byriani qui tenait bien au corps.

Je suis ensuite repassée chercher mon sac à l’hôtel et le réceptionniste m’a indiqué une famille qui allait prendre le même bus que moi. Je leur ai demandé si on pouvait partager le taxi pour la gare routière, la dame a acquiescé mais quelques instants plus tard, le réceptionniste m’a dit que le chauffeur n’était pas d’accord. Mais la dame est sortie discuter le bout de gras et m’a dit que c’était ok, vraiment très sympa. On était un peu serrés mais on a pu discuter pendant le trajet (en bus et en taxi), une famille hongroise, qui adore l’Asie, première fois en Birmanie mais 7 fois en Thaïlande et 3 ou 4 fois en Malaisie et aussi en Inde au Sri Lanka etc… Par contre, ils m’ont fait un peu flipper en me demandant si j’avais réservé à Mandalay car ils ont eu au moins 5 refus « complets » lorsqu’ils ont tenté de réserver une chambre. Le bus est arrivé, nickel, le plus beau de la zone, écran plat, bouteille d’eau, brosse à dents, arrêt pipi, et cerise sur le gâteau et non des moindres, on a mis seulement 9h au lieu des 12 mini attendues. A 7h, j’étais donc à finir ma nuit dans un lit douillet dans une chambre dans le même hôtel que les hongrois (à 25 $ quand même !) mais quel confort !

Mandalay

Jeudi, janvier 19th, 2012
Palais de Mandalay

Palais de Mandalay

Je me suis levée à midi mais vraiment trop crevée par le décalage horaire et les nuits dans les transports. Niveau décalage, j’ai pris +3 à Oman, + 4 en Malaisie, -1.5 en Birmanie, soit + 5.5 au total. Un peu dur de ne pas s’y perdre mais ça permet de faire du calcul mental ! A Mandalay, il fait bien plus frais qu’à Rangoon, ce matin, en arrivant, on supportait les polaires. Ce midi, on a du plafonner à 28 alors qu’il faisait plus de 32 hier. Première tache de la journée, trouver un hotel moins cher. Oui l’argent est ici un vrai problème, les prix semblent avoir flambé, le taxi hier nous disait n’avoir jamais vu autant de touristes, la Birmanie est à la mode et c’est la pleine saison. Le bateau rapide pour Bagan coute 40$, vu ce que je mets dans les piaules, je ne peux pas a priori pour l’instant me le permettre. Une demi-heure plus tard, j’ai trouvé une chambre à 15$, je ne sais pas à quoi elle ressemble mais l’idée étant d’y passer le moins de temps possible, je m’en fiche un peu. J’en ai profité pour demander le prix du bateau « lent », c’est 12$,  ça va être vite vu, je pars dimanche en slow boat pour Bagan. Plus qu’à réserver une chambre là bas.

L’esprit un peu libéré des contingences matérielles, j’ai décidé de louer un vélo pour suivre un itinéraire conseillé par le lonely planet. J’y ai vite renoncé. Bien que les rues soient découpées à l’américaine, avec des numéros pour les verticales et horizontales, je me suis perdue un nombre de fois incalculable, et dans certains cas, même pas de signalisation ou alors en birman. Sinon, balade sympa, tout le monde me saluait, je n’ai pas croisé d’autres occidentaux en vélo, un peu stressant au début mais on s’habitue à slalomer, à éviter piétons, cyclistes et autres voitures. J’ai fini par m’arrêter pour me désaltérer dans un bar où j’ai été une fois de plus épatée par la connaissance de la France par des étrangers. Je suis tombée sur un type qui connaissait quelques mots par ci par là, les nom des 3 derniers présidents (plus de Gaulle), qui avait lu Voltaire, Sartre et sa femme, Mme de Beauvoir, j’en suis restée bouche bée. Bonne discussion sympa limitée quand même par notre anglais respectif.

Je suis repartie vers le fleuve et là, ca m’a fait un choc quand j’ai vu les paillottes sur l’autre rive et les gens en train de laver le linge dans la rivière. Comme en Inde, il y a des écarts très importants entre riches et pauvres et si on reste dans les villes, on a presque l’impression que la Birmanie est plutot développée (produits importés, Hi Tech, il y a même des bouquins sur facebook et twitter), mis à part qu’il n’y a pas d’éclairage public le soir… Ensuite, je suis partie visister la pagode  Mahamuni, très jolie et pour amateur de dorures ! J’ai échappé au droit de visite pour photographier car le guichetier était parti alors on m’a dit de passer. Pour finir, coucher de soleil sur les remparts du palais, vraiment sublime, j’ai beaucoup aimé.
Comme je n’avais rien mangé de la journée, je me suis offert un repas birman, un curry-riz avec plein de légumes épicés à côté, certains meilleurs que d’autres mais je suis sortie bien calée. Ça ressemble un peu au rice and curry sri lankais de mon point de vue. Dernière petite anecdote, au moment de l’addition, la caissière devait manquer de billet de 100 alors je me suis retrouvée avec un paquet de chewing gum à la place :-)

Mandalay – Amarapura – Awa – Sagaing

Vendredi, janvier 20th, 2012
Sagaing et ses pagodes

Sagaing et ses pagodes

Sans doute ma meilleure journée depuis que je suis arrivée en Birmanie et pourtant, elle avait moyennement commencé. Je me suis levée avec 1) une gêne à l’oeil droit, j’ai de suite vu dans la glace que ma paupière droite avait doublé de volume, sans doute une piqure de moustique, 2) les fesses en compote, les selles birmanes étant nettement moins bien suspendues que les européennes. Je suis ensuite arrivée in extremis à 8h59 au petit déjeuner qui fermait à 9h, et je me suis pris la tête avec un taxi bleu pour mon transfert au nouvel hôtel, encore une question de prix, ils ne comptent plus qu’en milliers de kyat (1 millier = 1 euro), et font comme si les centaines n’existent pas, il ne reste alors que peu de marge à la négociation…
J’ai fini par débarquer un peu avant 10h à ma nouvelle chambre (assez pourrie on va dire et encore je suis surclassée dans une double, je crains pour la nouvelle demain !), mais la réception est top. J’ai de suite réservé avec eux un mototaxi pour la journée pour visiter Amarapura, Awa, et Sadaing. On a commencé avec quelques pagodes à Amarapura avant de terminer au fameux pont d’U-bein le plus long pont en teck du monde. Le plus sympa n’est pas seulement le pont mais la vie autour du lac. Rizières en train d’être plantées, pêcheurs sur une eau parfaitement lisse, un endroit très agréable. Ensuite, nous avons embrayé sur de vieux temples en ruines parfaitement déserts, en alternant avec des visites d’artisanat local, fabrication de bols à offrandes pour les moines (avec service d’exportation s’il vous plait !) et de poteries, également un petit passage devant un orphelinat, avant de cloturer le parcours en beauté avec Sagaing Hill et sa vue époustouflante sur toutes les collines boisées environnantes d’où émergent de jolis stupas dorés. Retour sur Mandalay et visite d’un très beau monastère en teck.
Je n’ai pas eu besoin d’acheter le pass à 10$ de Madalay, ni eu à payer aucun droit photographique, on entrait par des entrées secondaires. J’ai sans doute raté quelques monuments, mais j’ai vraiment adoré cette journée, cheveux au vent (ou presque, car casque obligatoire !) sans croiser quasiment aucun touriste. Nous sommes partis après 10h, pas de pause déjeuner, retour vers 18h. Peut etre partir un peu plus tard pour pouvoir bénéficier du coucher de soleil sur Sagaing Hill qui doit être époustouflant. Douche obligatoire en rentrant, j’étais recouverte d’une épaisse couche de poussière et mes pieds étaient noirs à force de marcher déchaussée dans les temples. J’avais très faim, je me suis décidée pour un végétarien indien, avec dhal (soupe de lentilles), des aubergines épicées, un chapati et un pancake au citron, hum, ca fait du bien…

Retour à la chambre et bataille avec les moustiques après m’être fait méchamment piquée. J’en ai aussi profité pour faire les comptes car le billet de bateau pour Bagan devrait me couter plus cher que prévu, le bateau local à 12$ étant a priori « full », je devrais me rabattre sur celui à 40$. Avec un budget prévisionnel journalier de 50 $, j’ai pour l’instant « économisé » 35$, donc ca devrait passer mais ma marge de manoeuvre est faible. C’est vraiment le problème majeur en Birmanie…En discutant à droite à gauche avec des touristes, il semble que les prix aient été majorés de 30% en un an et les guides papiers n’ont pas répercuté cette hausse (même le Lonely planet qui date pourtant de décembre 2011 !!!), ce qui fait que nous sommes tous obligés de « faire attention », vu que l’extension de budget en cours de séjour n’est pas possible…

Mandalay

Samedi, janvier 21st, 2012

Dures conditions de vie sur les berges du fleuve

Dures conditions de vie sur les berges du fleuve

Dernier jour ici, j’avais pensé dans un premier temps aller voir Migun mais une discussion hier avec deux francais qui y étaient allés m’a dissuadée. Ils m’ont dit que ca n’en valait pas trop la peine, je m’en doutais un peu vu les photos que j’avais regardées sur le net mais la balade en bateau (2h AR) avait l’air sympa. La française m’a fait remarquer, à juste titre, que du bateau, j’en aurai tout mon soul en allant à Bagan, pas faux… Comme en plus, j’avais mal dormi à cause du bzzz incessant des moustiques (et de leur piqures et des démangeaisons inhérentes), ce matin, je me suis juste pressée pour le petit déjeuner et après, journée tranquille.

Après avoir transféré mes affaires dans la nouvelle chambre (bien mieux qu’hier au demeurant), récupéré mon ticket de bateau « slow » (hier soir il était complet, aujourd’hui, y a de la place, je pense que mes protestations y sont pour quelquechose), j’ai choisi de relouer un vélo, au prix des taxis, mototaxis et même des rickshaws (vélos avec chauffeur), c’est amorti en moins de deux trajets, et je suis partie visiter une fabrique de feuilles d’or. Ici le doré, c’est un art de vivre, ils dorent tout tout tout, et quand ils honorent le boudha, ils (je dis bien « ils » et pas « elles » car les femmes ne peuvent pas s’en approcher !) aiment bien le recouvrir d’une feuille d’or. Alors, il faut bien en fabriquer un paquet. En gros, on part d’un ruban d’or qu’on tape pendant très longtemps et en plusieurs fois pour arriver à une finesse incroyable, rien que de passer la main devant, l’air fait décoller la feuille. C’était pas mal, bien expliqué, j’ai fait une petite donation pour les pauvres gars qui tapent à la masse pendant des heures (découpées en cycle de 3mn), mais on peut aussi acheter des feuilles, c’est pas très cher (3 euros les 10) et la dame m’a dit qu’on pouvait aussi les manger (et par exemple, s’en servir pour décorer les gâteaux).

Ensuite, j’ai tenté de trouver la fabrique de feuille de bambous, mais comme dit le guide du routard « c’est pas facile », évidemment, je ne l’ai pas vue, je me demande encore pourquoi ils en parlent dans le guide si personne ne la trouve !!! J’ai donc longé le fleuve, sur des chemins poussiéreux pour voir un peu comment les gens vivent sur les berges (dans des espèces de paillottes) et clairement, on est dans un autre siècle. Difficile à expliquer, mais j’ai trouvé ça tout à fait fascinant.

Retour sur le centre, avec arrêt bière pression, enfin une bière au prix local accompagnée de pois chiches séchés, ca change des cacahuètes :-) Je suis repassée à la chambre me changer et en fin d’après midi, départ pour Mandalay hill et son coucher de soleil. J’ai arrangé un mototaxi avec l’hotel qui m’attendrait pendant la visite, après coup, je pense que j’aurais pu en trouver un sans peine pour me ramener. 1700 marches annoncées, pieds nuds, après celles de la colline d’hier, j’ai des mollets en béton. La vue était nettement moins belle qu’hier mais j’ai enfin eu mon premier coucher de soleil birman. En haut, les groupes ont débarqué en masse 30 mn avant, c’était blindé. Je n’ai pas payé le droit de photographier car le bureau était désert quand je suis passée, demain par contre, je ne vais pas pouvoir couper à celui de Bagan, car il est collecté à la descente du bateau. Pour l’instant, je n’ai pas donné grand chose à la junte birmane (à part le pourcentage qu’ils prélèvent sur les commerces) puisque je n’ai payé que 1 euro pour le jardin de Rangoon auxquels s’ajoutent les 12$ du bateau public (enfin 10 vu qu’il y avait 2 $ de commission pour l’hôtel).

Pour terminer en beauté, mon meilleur resto depuis que je suis ici, un chinois avec un poulet émincé sauté aux piments verts vraiment très très bon. Les menus des resto n’ont souvent pas de prix ou alors écrit en birman, quand j’ai demandé au serveur le prix du plat, il est parti se renseigner, si ça c’est pas du prix à la tête du client ! Au final, c’était 3$, pour nous, c’est peu cher mais pour un birman « moyen », ca ne peut pas être ce prix là sinon leurs restos seraient déserts !!! Demain, lever 4h30, le mototaxi m’emmène à la gare maritime à 5h, départ à 5h30 et ils sont très ponctuels, d’ailleurs avec les hongrois, on a failli rater le bus l’autre soir car il est parti à heure pile, nous ne faisions pas attention, nous discutions, en général, en Asie, la ponctualité n’est pas leur fort !

Mandalay – Bagan

Dimanche, janvier 22nd, 2012
Coucher de soleil sur l'Irrawady

Coucher de soleil sur l'Irrawady

Réveil à 4h30, la fille de l’accueil me l’a répété au moins 5 fois, je dois être à la réception à 5h au plus tard. Ca tombe bien, hier soir, j’étais vannée, je me suis endormie à 22h, avec 6h30 de sommeil ininterrompu, c’est une de mes nuits les plus longues depuis le début du séjour. A l’arrivée au bateau, je suis un peu déçue, il est rempli presque pour moitié de touristes, on y parle davantage français , anglais et chinois que birman ! Je me rends-compte pour la première fois de la quantité incroyable de français en vacances ici, jusque là j’en ai peu croisés (à part des groupes), mais tout le monde me dit que nous sommes nombreux.

C’est parti pour près de 14h de navigation sur l’Irrawady, jusqu’à Bagan. Sur les ponts, tout le monde s’installe du mieux qu’il peut, les européens dans des chaises, les birmans déploient des couvertures et s’allongent à même le sol. L’intérêt du bateau local, c’est bien sur les nombreux arrêts dans des villages pour décharger des paquets, ou embarquer des passagers. A chaque fois, le même rituel, les vendeuses de fuits et légumes, samoussas, gateaux se manifestent bruyamment à l’approche du bateau, puis nous sollicitent pour vendre leur produits à prix fort, mais la misère ambiante est si visible que payer 4 samoussas un dollar ou deux pour un paquet de gâteaux, ne coute pas vraiment. Les femmes ont, quasiment comme partout, le visage recouvert d’une pâte jaune, le thanakha, une sorte de produit de beauté naturel, qu’on trouve aussi parfois en Thaïlande, et sont habillées de manière assez dépareillée, avec la jupe longue traditionnelle et un haut plus européen, souvent des chemisiers à manches courtes, les hommes portent quand à eux le « longyi », un grand bout de tissu noué à la taille, qu’ils entrecroisent entre leurs jambes (façon sumo) comme un short quand il faut par exemple décharger le bateau. Les visages sont marqués, la pauvreté omniprésente. Les paillottes sont en bambou sur la terre ferme ou sur des iles au milieu des bras du fleuve, les charrettes tirées par des vaches (même modèle qu’en Inde, je parle bien sur de la vache, pas de la charette, encore que tout ça soit bien similaire !) semblent le seul moyen de locomotion. C’est aussi à la force des bras qu’on décharge un énorme moteur, ils sont plus de 8 à s’échiner dans le sable pour le remonter en haut de la berge. Dur dur…

Mais au milieu de tout ça, on voit certains touristes, pas complexés pour deux sous, qui descendent du bateau, se plantent au milieu, quitte à ralentir le travail, et dégainent leur appareil sous le nez des locaux pour immortaliser le tout. Déjà, avec mon zoom, que j’essaie de faire le plus discret possible, je suis un peu gênée, j’ai l’impression d’être au spectacle, du haut de mon bastingage, et j’espère très fort ne plus trop croiser ces voyeurs auxquels je n’ai pas envie d’être assimilée. Jusqu’à présent, j’ai pris peu de photos de personnes, et toujours avec leur accord, et essuyé aussi quelques refus à Rangoon, qui m’ont convaincue de laisser l’appareil-photo dans le sac, notamment sur les marchés. Je ne retrouve pas chez les birmans l’enthousiasme des philippins ou des malais, et je respecte bien sur leur désir, mais j’ai regretté ce jour de faire partie du troupeau de touristes et de n’avoir pas prévu quelques jours hors des sentiers battus. Sinon, les paysages sont splendides, le lever et le coucher de soleil sur le fleuve aussi, la Birmanie est une superbe destination de safari-photo et les appareils-photo d’un luxe ostentatoire, voire choquant, ne manquent pas.

J’ai demandé à mon hotel avant le départ de réserver une chambre pour mon arrivée tardive (ils m’ont d’ailleurs facturé ce service 300k , normal), pas question de me retaper une galère de piaule pour ma 3ème ville. Normalement il y a un « free pickup », on doit m’attendre avec une pancarte mais personne en vue. Je me décide pour y aller à pieds avec une française qui n’a rien réservé, elle a renoncé car à chaque fois, les chambres réservées ne sont jamais disponibles. Effectivement, j’arrive à l’hotel et pas de chambre… grrrrr…L’hotelier me dit qu’il n’a pas trace de la résa et appelle quand même l’hotel à Mandalay mais finit par me dire que ce n’est pas sa faute et qu’il y a eu une erreur. Ca me fait une belle jambe il est 8h30, tout est complet, nous commençons la tournée des hôtels au début à deux sur un pauvre rickshaw (j’estime que le type qui pédale se traine plus de 150 kg de françaises sacs inclus), ensuite chacune son vélo et son chauffeur. La 5ème, c’est la bonne, il y a UNE seule chambre à partager et quelle chambre… Pas de matelas, une pauvre natte tressée sur un sommier à lattes plus ou moins alignées, une salle de bains d’apparence potable, mais en fait, la chasse d’eau ne marche pas, et la commande d’eau chaude ne génère aucun filet d’eau ni chaude, ni froide ! Je passe sur les toiles d’araignées omniprésentes, de tous mes voyages, j’atteins ce soir le summum de la piaule pourrie ! En plus, pas de drap, ni de couverture, je me suis caillée toute la nuit, ma coloc a prévu quant à elle un sac de couchage, sage précaution. La nuit sera très difficile, je m’emmitoufle du mieux que je peux, mais j’ai froid et c’est dur comme du bois (un peu normal après tout ;-) ). J’en ai profité pour discuter avec ma coloc, une habitante de Dordogne travaillant à Cancale une partie de l’année (suis pas dépaysée), et qui m’explique qu’elle a systématiquement eu des problèmes pour dénicher des chambres aux deux destinations que j’envisageais par la suite, Kalaw et le lac Inle. Ajouté à cela, ma saturation de touristes français, le fait que pendant le trek qu’elle a testé et que je comptais aussi tester, il a fait 4 degrés la nuit et que je ne suis clairement pas équipée pour de telles températures, je décide de changer mon programme. A quoi bon partir en individuel si on doit voyager comme un groupe, en réservant ses hébergements, en étant à 50 à dormir dans un monastère pendant le trek, je pense que la Birmanie mérite mieux que çela, pas envie de revenir déçue, je vais donc aller finir mon séjour dans le sud, dans les régions Mon et Karen, a priori moins visitées, tant pis pour le trek et le lac Inle, je reviendrai en début ou fin de saison ou quand le pays aura mieux réussi à gérer cette affluence touristique.

Bagan

Lundi, janvier 23rd, 2012

Coucher de soleil sur Old Bagan

Coucher de soleil sur Old Bagan

Je me suis totalement réconciliée avec Bagan aujourd’hui après la déconvenue d’hier. Je suis partie en chasse d’une nouvelle chambre vers 8h, après avoir essuyé 5 refus, j’ai enfin trouvé une chambre (sdb séparée mais propre avec deux couvertures pour 7 $) avec déménagement possible le lendemain dans une plus confortable. A 9h, sur une belle bicyclette toute neuve, je me mets en route pour les temples mais d’abord, arrêt pour le petit déjeuner dans un resto italien (sic), avec une crêpe aux fruits excellente et un jus de fruits frais tout autant. En plus, des voisins de table charmants (couple malais/anglais) qui me confortent dans le fait que le sud, c’est sympa (ils en arrivent), et bien moins bondé qu’ici. Ensuite, départ pour les temples. En tant que fraiche arrivante, je me suis fait avoir par un vendeur de peintures au sable, une grande spécialité ici, j’ai perdu une vingtaine de minutes et lui aussi. J’ai visité deux ou trois temples, c’est plutôt calme, certains sont abandonnés, d’autres de véritables lieux de culte, les distances entre chaque sont acceptables, et surtout il ne fait pas trop chaud (25 maxi), bien plus agréable pour pédaler. Comme d’habitude (cassé un dérailleur et crevé à Jersey dans la même journée, je suis une habituée de la poisse à vélo), j’ai réussi à faire sauter la chaine mais impossible de la remettre toute seule car il faut un tournevis pour ôter la protection. Heureusement, deux types me filent un coup de main, un pédaleur de rickshaw et un type en scooter qui lui prête les outils. J’ai voulu leur donner un petit billet chacun mais un seul a accepté, les birmans sont vraiment serviables, là dessus, rien à redire !!!

Vers une heure, retour à la guesthouse et chouette, ils ont une nouvelle chambre pour moi. J’attends une demi-heure la fin du nettoyage et je me paie le luxe d’une petite sieste pour rattraper la nuit précédente sur un matelas moelleux (c’est quand on en a été privé qu’on apprécie le confort retrouvé !). Vers 16h, retour sur la zone des temples, pour admirer le coucher de soleil mais là encore, c’est une déferlante de bus qui m’attend. Dès qu’un endroit est sympa, il est rempli de groupes, d’individuels, ça gâche un peu le plaisir mais bon, pendant la journée, la masse de touristes est plutôt bien répartie sur tout le site.

Le + de Bagan, c’est le soir qu’on l’apprécie, car c’est autrement plus animé le soir que les villes déjà visitées (pas de quoi faire une nuit blanche quand même !), pas mal de restos agréables, on est loin des restos carrelés à la déco déprimante de Rangoon. Déjà à Mandalay, quelques options plus chouettes étaient apparues (tables en bois en terrasses) mais ici, c’est le grand jeu, restos entièrement en bois, lumières d’ambiance, bougies sur les tables et en plus la cuisine est plutôt meilleure que jusqu’à présent. Ce soir, une soupe d’inspiration thai (Tom Yam) mais avec beaucoup de légumes, vraiment délicieuse, suivie de tranches de tamarin séchées. Je me paie même le luxe d’un navet américain en VO sous titré anglais en rentrant, elle est pas belle la vie ? ;-)

Bagan

Mardi, janvier 24th, 2012

Des temples, encore et encore...

Des temples, encore et encore...

Aujourd’hui, balade en carriole dans Bagan. L’attraction du coin, c’est de musarder en « calèche » au milieu des temples. Hier, le couple anglo-malais (Shamsia et Adrian) rencontré au petit déjeuner m’avait proposé de partager la calèche, mais je n’avais pas donné suite car je pensais qu’on ne tenait qu’à 2, mais il y a aussi une place auprès du chauffeur. Je me suis donc rendue à leur guesthouse ce matin et suis partie avec eux. Départ 8h30, retour 18h30, pause déjeuner d’une heure, autant dire que c’est une bonne journée. Je ne rentre pas dans les détails, mais nous avons visité une bonne dizaine de temples, du XIème, du XIIème, etc… avec des bouddhas, des peintures murales, des vendeurs de souvenirs etc…et l’odeur du crottin en prime (merci Mo, c’est le nom du cheval). Journée très chouette aussi grâce à la personnalité de mes co-voyageurs, une bonne leçon d’anglais également (pour dire tournevis « screwdriver », j’ai dit « screw » qui veut dire « baiser », ca les a bien fait rire). Pour le coucher de soleil, nous avons fini par un temple moins bondé qu’hier mais quand même un peu, et j’ai été une fois de plus effarée par l’attitude des personnes que j’ai vues (francophones pour la plupart), notamment une femme, qui se plaignaient des vendeurs qui la suivaient partout « même en haut des temples » (je la cite). Grosse envie de lui dire que c’était avant tout LEUR pays mais je me suis retenue, pas envie de me prendre la tête avec une mégère. Le touriste digne de ce nom, déplie bien son trépied face au soleil couchant, histoire d’être sur que personne ne lui pique sa place, allonge ses jambes, aussi pour empêcher tout passage, un sans-gêne incroyable…

Malgré tout, j’ai changé d’avis (et fait mes comptes, à la fois financiers et en jours restants) et je vais aller au lac Inle, notamment suite aux discussions avec mon couple anglo-malais. Ils ont acheté un bouquin sur le lac, et devant les photos, m’ont expliqué quelques trucs qui font que je vais quand même me risquer là bas quelques jours. J’espère que ça en vaut vraiment la peine parce que le bus direct pour dans deux jours est déjà plein et que je vais devoir me faire une connexion à Meiktila (et oui rien que de l’écrire, je pressens le pire, ça veut dire 3 moyens de transport pour arriver à ma destination !) et que pour avoir une chambre pour le premier soir, ca n’a pas été une partie de plaisir. La nana de l’hôtel a appelé 4 endroits qui ont tous dits être pleins (mais elle me dit qu’en fait, ils ne veulent pas prendre de résa car parfois les touristes ne viennent pas alors qu’ils n’ont aucune peine à louer aux arrivants vue l’affluence, ce qui me semble assez plausible) et elle a fini par appeler sa belle-soeur dans un hotel plus cher (30-35 dollars la nuit), puis me l’a passée et j’ai du répéter que j’étais sérieuse, que si je réservais, je viendrai etc…un vrai chemin de croix, j’espère que la chambre sera bien dispo quand j’arriverai !

Demain, dernier jour à Bagan et c’est virée au Mont Popa, nous partageons un taxi encore avec le couple d’aujourd’hui. Moments privilégiés de la journée, des discussions sympas au soleil couchant avec les vendeurs de souvenirs fatigués de leur journée, de 19 et 22 ans. Juste discuter de leurs conditions de vie, de travail, toutes les questions sont possibles et c’est pas très rose quand même…De la journée, je garde de bons souvenirs de la jolie Tsé-tsé, de Sow-Sow (notre chauffeur) et de tous les autres birmans rencontrés, d’une gentillesse et d’une compréhension incroyables.

PS : ici, les jours de la semaine sont au nombre de 8, le mercredi compte pour 2, un pour le matin, l’autre pour l’après midi !

PPS : discours type d’un vendeur de tableaux de sable, en français s’il vous plait, mais il sait aussi le faire en anglais, en espagnol, en russe et en japonais ;-)

1 – Bonjour

2 – Comment ca va ?

3 – Comment tu t’appelles ?

4 – [en réponse au prénom] C’est joli

5 – [en montrant ses toiles] C’est pas cher (variante, « moins cher que chez Leclerc », si si jusqu’en Birmanie, il est connu Michel-Edouard…)

6 – C’est moi qui l’ai fait

Ils connaissent aussi :  » c’est parti mon kiki », pas mal non ?

Bagan – Mont Popa

Mercredi, janvier 25th, 2012

Jaggery ou sucre de palme

Jaggery ou sucre de palme

A 8h30, nous nous mettons en route pour le Mont Popa, avec en plus d’hier, un italien qui partage le taxi. En attendant le départ, j’ai un peu discuté avec une française voyageant seule, qui est venue en Birmanie en 1999 pour la première fois et qui trouve que la Birmanie a beaucoup changé et ne reviendra sans doute pas. Elle non plus ne veut pas des vendeurs dans les temples, parce que c’est embêtant. Comment reprocher à des gens qui veulent juste profiter de tout cet argent des touristes de le faire ??? ça m’énerve…Sur la route pour le Mt Popa, nous nous arrêtons dans une fabrique « artisanale » de sucre de palme (jaggery). On a tout vu, la récolte sur l’arbre, le pressage avec le boeuf, la cuisson des bonbons de sucre, qu’on améliore aussi avec du lait de coco, ou la distillation d’alcool de palme (toddy) que je me suis fait un plaisir de gouter (un rhum plutot sec et qui m’a paru titrer plus que les 40° annoncés). Nous sommes ensuite arrivés au pied du mont Popa et la montée des 700 marches ne s’est pas avérée trop difficile exception faite des crottes et du pipi de singe qu’il faut éviter, pieds nus bien sur sinon c’est trop facile. Au sommet, jolie vue sur les environs et la spécialité du coin, en plus des bouddhas, ce sont les « nats » des esprits qu’on honore ici tout particulièrement.

Déjeuner pluri-culturel entre un anglais, une malaise, un italien (journaliste et pas vraiment fan de Berlusconi ) et une française, puis retour sur Bagan avec un nouvel arrêt photo à la manufacture de sucre de palmes où en récompense de nos nombreux achats, nous nous voyons remettre de jolis paniers remplis de sucre en cadeau, trop sympa !

Pour occuper mon après-midi, balade dans le village à pieds, j’ai commencé par la pagode locale plutot réputée et toute dorée mais je deviens un poil blasée, puis je me suis volontairement perdue dans les derrières du village dont on ne voit au premier abord que la grande rue commerçante principale. Mais quel contraste avec le reste… Les cochons, les vaches stationnent autour des maisons bien délimitées par des clotures en bambou, les birmans ont assurément le sens de la propriété. Je suis tombée sur des femmes en train de confectionner des cigares locaux qu’on appelle « cheerot » et qui m’en ont donné un, alors j’ai fait ma distribution de stylos. Tout le monde était ravi, moi y compris. J’ai plus ou moins longé le fleuve et me suis fait aborder par une femme qui proposait des massages chez elle. Très intéressant l’intérieur d’une maison birmane et j’ai eu droit au plus mauvais massage de ma vie qui a quand même duré pres de 25 mn ! A priori, c’est pour payer les études de ses enfants, les cahiers de maths du grand de 16 ans m’ont carrément impressionnée. Fin de la journée devant une bière et une fois n’est pas coutume, une pizza !

Bagan – Kalaw

Jeudi, janvier 26th, 2012
Réveil 6h15 pour ne surtout pas rater le bus de 7h qui aurait du me permettre d’arriver vers 17h au fameux lac Inle. Même eu le temps de prendre un petit déjeuner, ce qui ne sera pas du luxe au vu de la journée à venir. 7h10, le bus arrive, il est plutôt basique, et déjà 8 touristes dedans. Il se remplit rapidement, les strapontins se déplient, se replient à chaque arrêt, le but étant de faire rentrer un maximum de birmans à l’intérieur. Quelques arrêts pipi et boissons/snacks plus tard (j’en ai profité pour gouter les chips locales, avec un bon goût de pomme de terre mais qui tiennent au corps, puisque l’estomac lesté d’huile, je n’ai plus trop eu faim par la suite), nous arrivons à Mektila et c’est là que les ennuis commencent. Comme dit plus haut, le bus direct était complet, mais la patronne de la Guesthouse où j’ai réservé m’avait dit qu’il y aurait plein de bus pour rejoindre d’abord Shwenyang d’où je pourrais ensuite rallier Nyangshwe (et le fameux lac Inle). En fait, à Meiktila, le bus nous arrête près d’un autre bus plus petit en nous disant qu’il nous emmènera où nous le souhaitons. Nous sommes donc (les 8 touristes) débarqués là un peu avant midi. Au moment d’acheter les tickets, un type nous dit d’attendre, qu’un autre bus amenant d’autres touristes va arriver et que nous partirons à ce moment là, vers midi trente. C’est l’occasion de faire connaissance, j’ai déjà écrit mon aversion à me retrouver dans des groupes franco-français mais celui-la est plutôt sympa. Un couple (Sylvie et Laurent) qui se rend à Thazi, deux autres couples, un français, Hélène et Jean-Charles, et un allemand dont la fille est a priori malade comme un chien, vont eux à Kalaw. Restent deux solos, Gilles et moi, en route pour le lac Inle. Laurent, un voyageur expérimenté et prévoyant, sort la bouteille de pastis pour faire passer le temps, les discussions vont bon train sur la bouffe, le vin, les autres voyages, nous ne voyons pas trop le temps passer. Deux japonais sont arrivés entre temps (j’apprendrai un peu plus tard qu’ils sont partis eux de Bagan à 9h, soit 2h après nous) et tout d’un coup, Gilles arrive en disant que le chauffeur nous demande 10$ par personne. En fait, après vérification, il veut 10000 Kyats/personne (soit 10 euros) alors que le prix maximum n’aurait pas du excéder 4000. Le touriste est certes un pigeon mais il y a des limites quand même !!! Le conciliabule commence mais il n’en démord pas, alors je propose de décharger les sacs du toit du bus, ce qui devrait normalement faciliter la négo s’il voit ses 10 pigeons sur le point de s’envoler. Effectivement, il revient à des prix plus raisonnables (4000) mais en pickup, pas en bus. Ce n’est pas tout à fait le même confort loin s’en faut mais il est déjà 13h30 passées, nous n’avons pas trop le choix car c’est 5h de trajet pour Kalaw et 7h pour pour le lac Inle. Le temps que le pickup arrive, il est maintenant 14h, comble de malchance, il n’est pas de première jeunesse et déjà chargé comme un mulet de marchandises sur le toit. Les deux banquettes permettent d’asseoir maxi 6 personnes et nous sommes maintenant 10. 2 à l’arrière, ce sont les allemands qui s’y collent, les 2 japonais à l’avant à côté du chauffeur, c’est double prix (8000), nous commençons à protester encore, mais ça ne les gêne pas de payer alors bon…J’en profite pour appeler la Guesthouse où j’ai réservé pour dire que je risque d’arriver tard, elle me dit « pas de problème, je vous garde la chambre ». Avec le certificat de moralité qu’elle m’a presque demandé l’autre jour, je ne veux pas passer pour une touriste malpolie, ni qu’elle loue la chambre à quelqu’un d’autre.
Enfin, nous partons, j’ai demandé si le trajet serait direct, le chauffeur a acquiescé mais au final, nous continuerons de prendre des passagers sur le toit ou à l’arrière, ce qui n’accélère pas notre progression. C’est plutôt « roots », à peine la place de mettre les jambes, on se prend la poussière et les fumées d’échappement plein la figure, et la tête touche presque le toit, bref, on a vu nettement mieux ! Au bout d’une heure dans une plutôt bonne ambiance, nous arrivons à Thazi où nous déposons Sylvie et Laurent qui continuent demain en train pour la beauté des paysages, puis au bout d’une autre heure, nouvel arrêt pipi-resto. Tout allait plutôt pas trop mal, même si nous avancions comme des escargots, jusqu’à ce que nous abordions la montagne. Le chauffeur devait avoir un pressentiment parce que nous avons fait un arrêt spécial pour acheter un petit bouquet « porte-bonheur » d’une sorte de muguet sans fleur qui a été accroché au rétro du pickup. Les passagers mâles ont également émis quelques doutes sur le moteur  au vu de certains bruits, perso, je n’y connais rien, des transports pourris j’en ai déjà pris et suis toujours arrivée à bon port. 20 mn après la dernière pause, encore un arrêt, le chauffeur lève le capot et Gilles voit à sa mine que ca n’augure rien de bon. Nous descendons, de l’eau s’écoule sous le véhicule, a priori le réservoir est percé et le démontage commence. Deux des passagers birmans grimpent sur un autre pick up chargé à mort qui s’est arrêté et s’en vont, quand les rats fuient le navire, c’est que le naufrage est proche. Nous allons faire quelques provisions de gâteaux à un petit stand perdu au milieu de nulle part, parce que vu comment c’est parti, on ne sait pas trop comment ça va se finir. Le coucher de soleil a commencé, ce soir, pas de coucher sur les temples ou la rivière,  ce sera coucher de soleil sur un pickup en panne mais ca a aussi son charme ;-) Le chauffeur a terminé le démontage du réservoir d’eau, hèle une voiture qui passe et se barre avec, nous laissant livrés à nous-mêmes sur le bord de la route, il est 17h30. Quand revient-il ? Que va-t-il faire ? Mystère ! Quand même, parce qu’on a de la chance, il y a en face de notre pickup en carafe, un bâtiment (dont la finalité n’est pas très claire) avec quelques types qui nous regardent intrigués et dont un parle particulièrement bien anglais. Je vais le voir pour lui demander combien il nous reste à faire et qu’est ce que nous devons faire, attendre ? Partir ? Il me dit qu’il va essayer de nous arrêter un autre transport, mais tous ceux que nous avons vus jusque là sont chargés au delà du raisonnable soit en marchandises, soit en personnes (souvent sur le toit), il semble difficile de conserver le groupe en l’état. Et là, coup de bol monstre, 5mn plus tard, passe un type  à vide, il va à Kalaw, ce n’est pas ma destination mais c’est sur la route et il accepte de nous emmener moyennant 3000 par personne que je fais redescendre à 2000 vu que nous avons quand même déjà payé notre trajet et qu’en plus, c’est quand même une manne inespérée qui lui tombe du ciel. Vite, les gars déficellent les sacs du toit du pickup en panne, et nous nous transférons rapidement vers le nouveau . 20h15, nous sommes à Kalaw, renseignement pris, il est trop tard pour rejoindre le lac Inle, je me vois contrainte d’appeler l’hôtel pour dire que je suis désolée mais que je ne pourrai pas venir et de passer la nuit à Kalaw. J’ai trouvé facilement une chambre (20$), un peu les boules pour la résa mais vraiment impossible de faire autrement, je suis crevée, couverte de poussière mais néanmoins bien contente d’être arrivée. Finalement, cet arrêt bouleverse tous mes plans, est ce que je vais demain à Inle ? Est ce que je passe quelques jours comme initialement prévu ici ? Je n’en sais rien et chaque chose en son temps. Après avoir gagné haut la main la palme de la chambre la plus pourrie, la Birmanie ce soir, remporte un doublé avec le trajet le plus galère, je me rappellerai longtemps de mon voyage en Birmanie, je crois ! Sinon, pour finir cet article, mention spéciale à mon groupe qui malgré les aléas a su rester « zen », j’ai particulièrement été bluffée par Hélène et Jean-Charles (71 et 75 ans) qui ont supporté sans broncher, la route défoncée, le froid et la poussière, j’espère sincèrement avoir la même capacité à leur age.
Serrés dans un pickup !

Serrés dans un pickup !

Réveil 6h15 pour ne surtout pas rater le bus de 7h qui aurait du me permettre d’arriver vers 17h au fameux lac Inle. Même eu le temps de prendre un petit déjeuner, ce qui ne sera pas du luxe au vu de la journée à venir. 7h10, le bus arrive, il est plutôt basique, et déjà 8 touristes dedans. Il se remplit rapidement, les strapontins se déplient, se replient à chaque arrêt, le but étant de faire rentrer un maximum de birmans à l’intérieur. Quelques arrêts pipi et boissons/snacks plus tard (j’en ai profité pour gouter les chips locales, avec un bon goût de pomme de terre mais qui tiennent au corps, puisque l’estomac lesté d’huile, je n’ai plus trop eu faim par la suite), nous arrivons à Mektila et c’est là que les ennuis commencent. Comme dit plus haut, le bus direct était complet, mais la patronne de la Guesthouse où j’ai réservé m’avait dit qu’il y aurait plein de bus pour rejoindre d’abord Shwenyang d’où je pourrais ensuite rallier Nyangshwe (et le fameux lac Inle). En fait, à Meiktila, le bus nous arrête près d’un autre bus plus petit en nous disant qu’il nous emmènera où nous le souhaitons. Nous sommes donc (les 8 touristes) débarqués là un peu avant midi. Au moment d’acheter les tickets, un type nous dit d’attendre, qu’un autre bus amenant d’autres touristes va arriver et que nous partirons à ce moment là, vers midi trente.

C’est l’occasion de faire connaissance, j’ai déjà écrit mon aversion à me retrouver dans des groupes franco-français mais celui-la est plutôt sympa. Un couple (Sylvie et Laurent) qui se rend à Thazi, deux autres couples, un français, Hélène et Jean-Charles, et un allemand dont la fille est a priori malade comme un chien, vont eux à Kalaw. Restent deux solos, Gilles et moi, en route pour le lac Inle. Laurent, un voyageur expérimenté et prévoyant, sort la bouteille de pastis pour faire passer le temps, les discussions vont bon train sur la bouffe, le vin, les autres voyages, nous ne voyons pas trop le temps passer. Deux japonais sont arrivés entre temps (j’apprendrai un peu plus tard qu’ils sont partis eux de Bagan à 9h, soit 2h après nous) et tout d’un coup, Gilles arrive en disant que le chauffeur nous demande 10$ par personne. En fait, après vérification, il veut 10000 Kyats/personne (soit 10 euros) alors que le prix maximum n’aurait pas du excéder 4000. Le touriste est certes un pigeon mais il y a des limites quand même !!! Le conciliabule commence mais il n’en démord pas, alors je propose de décharger les sacs du toit du bus, ce qui devrait normalement faciliter la négo s’il voit ses 10 pigeons sur le point de s’envoler. Effectivement, il revient à des prix plus raisonnables (4000) mais en pickup, pas en bus. Ce n’est pas tout à fait le même confort loin s’en faut mais il est déjà 13h30 passées, nous n’avons pas trop le choix car c’est 5h de trajet pour Kalaw et 7h pour pour le lac Inle. Le temps que le pickup arrive, il est maintenant 14h, comble de malchance, il n’est pas de première jeunesse et déjà chargé comme un mulet de marchandises sur le toit. Les deux banquettes permettent d’asseoir maxi 6 personnes et nous sommes maintenant 10. 2 à l’arrière, ce sont les allemands qui s’y collent, les 2 japonais à l’avant à côté du chauffeur, c’est double prix (8000), nous commençons à protester encore, mais ça ne les gêne pas de payer alors bon…J’en profite pour appeler la Guesthouse où j’ai réservé pour dire que je risque d’arriver tard, elle me dit « pas de problème, je vous garde la chambre ». Avec le certificat de moralité qu’elle m’a presque demandé l’autre jour, je ne veux pas passer pour une touriste malpolie, ni qu’elle loue la chambre à quelqu’un d’autre.

Enfin, nous partons, j’ai demandé si le trajet serait direct, le chauffeur a acquiescé mais au final, nous continuerons de prendre des passagers sur le toit ou à l’arrière, ce qui n’accélère pas notre progression. C’est plutôt « roots », à peine la place de mettre les jambes, on se prend la poussière et les fumées d’échappement plein la figure, et la tête touche presque le toit, bref, on a vu nettement mieux ! Au bout d’une heure dans une plutôt bonne ambiance, nous arrivons à Thazi où nous déposons Sylvie et Laurent qui continuent demain en train pour la beauté des paysages, puis au bout d’une autre heure, nouvel arrêt pipi-resto. Tout allait plutôt pas trop mal, même si nous avancions comme des escargots, jusqu’à ce que nous abordions la montagne. Le chauffeur devait avoir un pressentiment parce que nous avons fait un arrêt spécial pour acheter un petit bouquet « porte-bonheur » d’une sorte de muguet sans fleur qui a été accroché au rétro du pickup. Les passagers mâles ont également émis quelques doutes sur le moteur  au vu de certains bruits, perso, je n’y connais rien, des transports pourris j’en ai déjà pris et suis toujours arrivée à bon port. 20 mn après la dernière pause, encore un arrêt, le chauffeur lève le capot et Gilles voit à sa mine que ca n’augure rien de bon. Nous descendons, de l’eau s’écoule sous le véhicule, a priori le radiateur est percé et le démontage commence. Deux des passagers birmans grimpent sur un autre pick up chargé à mort qui s’est arrêté, et s’en vont, quand les rats fuient le navire, c’est que le naufrage est proche.

Nous allons faire quelques provisions de gâteaux à un petit stand perdu au milieu de nulle part, parce que vu comment c’est parti, on ne sait pas trop comment ça va se finir. Le coucher de soleil a commencé, ce soir, pas de coucher sur les temples ou la rivière,  ce sera coucher de soleil sur un pickup en panne mais ca a aussi son charme ;-) Le chauffeur a terminé le démontage du réservoir d’eau, hèle une voiture qui passe et se barre avec, nous laissant livrés à nous-mêmes sur le bord de la route, il est 17h30 et il fait presque nuit. Quand revient-il ? Que va-t-il faire ? Mystère ! Quand même, parce qu’on a de la chance, il y a en face de notre pickup en carafe, un bâtiment (dont la finalité n’est pas très claire) avec quelques types qui nous regardent intrigués et dont un parle particulièrement bien anglais. Je vais le voir pour lui demander combien il nous reste à faire et qu’est ce que nous devons faire, attendre ? Partir ? Il me dit qu’il va essayer de nous arrêter un autre transport, mais tous ceux que nous avons vus jusque là sont chargés au delà du raisonnable soit en marchandises, soit en personnes (souvent sur le toit), il semble difficile de conserver le groupe en l’état. Et là, coup de bol monstre, 5mn plus tard, passe un type  à vide, il va à Kalaw, ce n’est pas ma destination mais c’est sur la route et il accepte de nous emmener moyennant 3000 par personne que je fais redescendre à 2000 vu que nous avons quand même déjà payé notre trajet et qu’en plus, c’est quand même une manne inespérée qui lui tombe du ciel. Vite, les gars déficellent les sacs du toit du pickup en panne, et nous nous transférons rapidement vers le nouveau . 20h15, nous sommes à Kalaw, renseignement pris, il est trop tard pour rejoindre le lac Inle, je me vois contrainte d’appeler l’hôtel pour dire que je suis désolée mais que je ne pourrai pas venir et de passer la nuit à Kalaw. J’ai trouvé facilement une chambre (20$), un peu les boules pour la résa mais vraiment impossible de faire autrement, je suis crevée, couverte de poussière mais néanmoins bien contente d’être arrivée.

Finalement, cet arrêt bouleverse tous mes plans, est ce que je vais demain à Inle ? Est ce que je passe quelques jours comme initialement prévu ici ? Je n’en sais rien et chaque chose en son temps. Après avoir gagné haut la main la palme de la chambre la plus pourrie, la Birmanie ce soir, remporte un doublé avec le trajet le plus galère, je me rappellerai longtemps de mon voyage en Birmanie, je crois ! Sinon, pour finir cet article, mention spéciale à mon groupe qui malgré les aléas a su rester « zen », j’ai particulièrement été bluffée par Hélène et Jean-Charles (71 et 75 ans) qui ont supporté sans broncher, la route défoncée, le froid et la poussière, j’espère sincèrement avoir la même capacité à leur age.

Kalaw

Vendredi, janvier 27th, 2012
Environs de Kalaw

Environs de Kalaw

J’ai bien dormi même s’il fait très froid la nuit, la literie était ultra confortable alors j’ai décidé de prolonger d’une nuit. Petit déjeuner plutôt plus copieux que d’habitude avec du thé lipton au lieu du thé-lait-sucre lyophilisé habituel et en prime, un jus d’avocat super bon. Je vais voir à l’accueil pour une deuxième nuit en essayant de gratter quelques dollars mais il me dit que j’ai déjà payé 20 au lieu de 25. Par contre, il a des chambres à 15$, je jette un oeil, ce sont des triples un peu sombres, sans TV (ce qui est plutôt un avantage !) ni lavabo mais avec douche et wc flambant neufs, je signe de suite et transfère mon sac. Comme l’hôtel m’inspire vraiment, je demande au réceptioniste ce que je peux faire aujourd’hui (il est presque 8h) et il me parle d’une rando au viewpoint dont j’ai eu quelques échos par les guides, je demande le prix (10000 Kyats repas compris pour une personne), ça reste raisonnable, je donne mon accord et à 8h15 débarque à l’hôtel, JP Barua (75 ans), le guide référencé par le lonely planet comme ayant les meilleures références. Et j’ai vite compris pourquoi, tout le monde le connait, il bosse un peu comme ça lui chante à ce que j’ai compris et ne fait plus le trek vers Inle car trop de touristes qui sont ensuite déçus de la prestation proposée. Il m’a bien dit d’écrire qu’il n’y a pas d’eau chaude pour se laver dans le monastère et que quand c’est gavé de monde, il faut faire la queue ! Pour lui, l’industrie qu’est devenue ce trek est plus de nature à dégouter, surtout que le coût par personne est relativement important surtout à cause des frais annexes (le transfert des sacs, la bouffe, les cuistots à payer, le bateau à payer etc…).

Par contre, je me suis régalée avec lui, il parle un bon anglais et explique les plantes, le mode de vie, j’ai pu lui poser des questions sur le « kyet suu » (que j’ai vu aussi), le fameux arbre  destiné à produire du biodiesel dont la culture a été imposée par la junte alors qu’il y a quand même un peu plus urgent à faire pousser ici, comme du riz ou des légumes. La balade commence par la traversée d’une vallée de cultures maraichères (fraises, chou-fleur – pas de quoi être dépaysée quand on vient de Bretagne – chou), puis on traverse des forêts, des plantations de thé (vert, le chinois, qui n’a rien à voir avec le thé noir indien par exemple) et d’orangers, deux villages Palaung (fabrication de balais, école), et se finit au « viewpoint » qui offre un superbe panorama qu’on admire en déjeunant indien (chapatis et curry de légumes avec  piment-ail) avec des sortes d’oranges au dessert. JP m’a aussi régulièrement nourrie de clémentines ou d’oranges, une vraie mère ;-) Au retour, un peu moins agréable, car la piste est en train d’être élargie mais ce n’est pas une nationale non plus ! Arrivée vers 16h avec 14 miles dans les pattes, je sais pas trop combien ca fait en km, si c’est 1 mile = 1.8 km, ça fait quand même 25 bornes, la douche chaude a été la bienvenue… Je me suis offert un repas indien pour me remettre de tout ça, chapati à l’ail et au fromage, curry au cacahouètes, avec plein de petits accompagnements dont un particulièrement à mon goût (piment, citron, coriandre), je suis sortie du resto ravie. En rentrant à l’hôtel, bonne discussion avec un birman-chinois travaillant dans l’import de marchandises chinoises, assez déçu de la faible évolution de son pays comparé aux voisins que sont la Chine ou Singapour. Alors que Yangon, il y a 50 ans était une des villes d’Asie les plus en avance, elle lui paraît maintenant bien à la traine avec ses coupures d’électricité incessantes et ses rues sales. Je me suis ensuite couchée tôt en prévision du départ matinal pour Inle, je m’attends à une belle galère de logement, on verra bien.

Par contre, je me suis régalée avec lui, il parle un bon anglais et explique les plantes, le mode de vie, j’ai pu lui poser des questions sur le « kyet suu » (que j’ai vu aussi), le fameux arbre  destiné à produire du biodiesel dont la culture a été imposée par la junte alors qu’il y a quand même un peu plus urgent à faire pousser ici, comme du riz ou des légumes. La balade commence par une vallée de cultures maraichères (fraises, chou-fleur – pas de quoi être dépaysée quand on vient de Bretagne – chou vert), puis on traverse des forêts, des plantations de thé (vert, le chinois, qui n’a rien à voir avec le thé noir indien par exemple) et d’orangers, deux villages Palaung (fabrication de balais, école), et se finit au « viewpoint » qui offre un superbe panorama qu’on admire en déjeunant indien (chapatis et curry de légumes avec  piment-ail) avec des sortes d’oranges au dessert. JP m’a aussi régulièrement nourrie de clémentines, une vraie mère ;-) Au retour, un peu moins agréable, car la piste est en train d’être élargie mais ce n’est pas une nationale non plus ! Arrivée vers 16h avec 14 miles dans les pattes, je sais pas trop combien ca fait en km, si c’est 1 mile = 1.8 km, ça fait quand même 25 bornes, la douche chaude a été la bienvenue…

Je me suis offert un repas indien pour me remettre de tout ça, chapati à l’ail et au fromage, curry aux cacahouètes, avec plein de petits accompagnements dont un particulièrement à mon goût (piment, citron, coriandre), je suis sortie du resto ravie. En rentrant à l’hôtel, bonne discussion avec un birman-chinois travaillant dans l’import de marchandises chinoises, assez déçu de la faible évolution de son pays comparé aux voisins que sont la Chine ou Singapour, tu m’étonnes !!! Alors que Yangon, il y a 50 ans était une des villes d’Asie les plus en avance, elle lui paraît maintenant bien à la traine avec ses coupures d’électricité incessantes et ses rues sales. Je me suis ensuite couchée tôt en prévision du départ matinal pour Inle, je m’attends à une belle galère de logement, on verra bien.

Kalaw – Lac Inle

Samedi, janvier 28th, 2012
Pont de Maing Tauk

Pont de Maing Thauk

Oui, ça y est, j’y suis enfin arrivée. Vu que tout le monde arrive ici par le trek, le bus ce matin, était quasi vide (en comparaison de ce que j’ai constaté jusqu’à présent !). A 9h30, je suis à Nyangshwe et je commence ma tournée des chambres. Au septième refus, j’en ai eu marre, je me la suis jouée plaintive « où je dors moi ce soir ??? » et là, le jeune réceptionniste m’a dit : « j’appelle mon boss » et vous savez quoi ? Ben j’ai eu une chambre…Une double pour le prix d’une simple, et en plus, l’endroit est le plus sympa que j’ai eu jusqu’à présent. Ma conclusion est que les hôtels favorisent les couples car ils leur louent les chambres doubles plus chères et que ce qui reste est pour les « single ». Ça m’a été confirmé car un hôtel qui m’a dit être complet a loué des chambres à un groupe d’allemands qui était avec moi dans le bus ce matin.

Une fois le problème de logement traité, j’ai pu m’attaquer aux choses sérieuses : la lessive. Je vais donner à la blanchisserie quelques grosses pièces mais je me suis attaquée aux sous-vêtements et il en est du lave linge comme pour le matelas à Bagan, c’est quand on en est privé qu’on mesure la chance d’en avoir un au quotidien ! J’ai aussi d’ores et déjà réservé mon ticket de bus pour Yangon, je pars le 2, arrivée le 3 à 6h du matin mais ma confiance dans les transports publics a été légèrement entamée…

Ensuite, location de vélo et je suis partie au village de Maing Thauk (1h de vélo tressautant au milieu des champs de cannes à sucre et des usines de mélasse) avant de grimper au « monastère de la forêt » d’où on a une jolie vue sur le lac mais qui ne rend pas terrible sur les photos car le soleil était déjà trop haut. Balade dans le village qui a un beau pont en teck, avec une pause boisson dans un resto-bar sur pilotis bien agréable, l’occasion de ma première traversée en barque, je dois dire que j’ai cru chavirer plusieurs fois, tellement ça tangue. Pédalage un peu mou au retour, ça commençait à me tirer sérieusement dans les jambes, une petite heure de lecture puis diner assez tôt, 18h, d’un plat … je ne trouve même pas d’adjectif pour qualifier le poisson que j’ai mangé ce soir tellement c’était bon. En rentrant, je tombe sur un américain qui cherche à partager un bateau pour demain, on réserve à ma guesthouse, nous avons RDV à 8h pour une journée de balade où je vais sans nul doute encore travailler mon anglais, ça me plait bien. Et pas besoin de marcher, ça m’arrange encore plus !

Lac Inle

Dimanche, janvier 29th, 2012
Fameux pêcheur du lac Inle

Fameux pêcheur du lac Inle

Départ 8h pour la balade en bateau, nous sommes finalement 3, l’américain a recruté une coréenne en route. C’est le parcours classique, navigation au milieu des pêcheurs (avec leur technique si particulière), marché des cinq jours (chaque jour, il change de ville), arrêt dans des boutiques d’artisanat variées, tissage de la soie et du lotus (Ah l’extraction du fil de lotus est une vraie curiosité en soi !), forge, charpentier de marine, travail de l’argent, fabrique de cigares etc… J’ai beaucoup aimé le marché (où j’ai retrouvé Sylvie et Laurent, deux des compagnons de galère du trajet de l’enfer) avec ses produits inconnus et ses spécialités culinaires (A noter qu’avec tout ce que j’ai mangé et gouté, je n’ai toujours pas été malade). Le lac en lui même est superbe, une immense étendue bleue, constellée de maisons en bambou grises, avec des belles touches de vert apportées par des plantes aquatiques ou des arbres qui poussent de manière incongrue sur des ilots de verdure. Les gens sont souriants, les enfants saluent, pour l’instant, ils ne semblent pas vraiment lassés des touristes, et pourtant, les bateaux défilent. Sur le lac, on ne s’en rend pas trop compte, mais aux arrêts stratégiques, c’est un peu l’embouteillage. Les images parlent d’elles-mêmes, pas vraiment besoin d’en rajouter, plus de 250 photos prises ce jour, y aura juste un peu de tri à faire.

Retour vers 18h, juste le temps de me doucher et diner avec Sylvie et Laurent chez leur chinois habituel, pour ma part, je préfère changer tous les soirs quoique je retournerais bien une dernière fois au resto d’hier ou le poisson était si … Demain, journée archi tranquille à vélo et mise  à  jour du site, je n’ai pas eu le temps de me connecter au net depuis 2 jours, soit trop crevée soit occupée à autre chose.

Lac Inle

Lundi, janvier 30th, 2012
Vue sur le lac

Vue sur le lac

La journée est placée sous le signe de la glande, objectif, se reposer. Bien parti ce matin, après le petit déjeuner, mise à jour du site au cybercafé, change de 100$, visite du marché puis discussion tranquille avec des voisins de chambre sur les îles Sulawesi (entre autres), enfin, un peu de couture, la poche intérieure de mon sac à dos était percée et mes affaires disparaissaient dans la doublure. Une fois fini, je me suis juste rendu-compte que j’avais oublié de sortir ma clef USB de la doublure, quelle étourdie, j’ai du tout rouvrir pour la récupérer !!!

Prolongation avec un massage traditionnel birman. Rien à voir avec celui de l’autre jour (qui m’a d’ailleurs laissé des bleus sur les bras, on voit distinctement la trace de 3 doigts, pas étonnant que j’avais hâte d’arriver au bout !). Ça commence par un pétrissage assez énergique, puis ensuite, on vous recouvre les jambes de coussins et de couvertures et la masseuse (en l’occurrence dans mon cas, une dame assez âgée qui ne parlait pas un mot d’anglais) s’accroche au plafond (assez bas, heureusement pour elle) et vous marche sur le corps en appuyant par moment assez fort et de manière prolongée, je sentais battre le sang. Pour finir, j’ai été ensuite enduite d’une huile assez odorante et on m’a bien dit : pas de douche ce soir pour garder tout le bénéfice du massage. J’en suis sortie à midi passé, direction le loueur de vélo pour la deuxième balade que m’a indiquée le patron de la guesthouse. Avant, j’ai craqué, je suis retourné manger un poisson à la citronnelle au « Lotus », ce restaurant est en passe de devenir ma cantine. J’ai aussi testé le thé au gingembre, un truc délicieux avec du miel.

Après ça, je suis partie pour le village de Khaung Daing et surtout un point de vue juste à côté. Il m’a fallu plus d’une heure pour y arriver, la première partie du trajet est sur un chemin caillouteux assez désagréable, au milieu encore de champs de cannes, puis enfin le village, avec quelques resorts de luxe qui ont l’air vides. En fait, je pense qu’il y a une capacité hôtelière largement suffisante, mais davantage positionnée sur le haut de gamme que sur le voyageur indépendant routard. Petite grimpette pour admirer la vue qui vaut vraiment le coup d’oeil et personne en plus. Tout le monde fait des tours en bateau, ça se bouscule un peu moins à bicyclette. Retour tranquille sur Nyangshwe, toujours des gens qui se lavent ou font la lessive un peu partout, les birmans sont très très propres, même les buffles sont au lavage !

J’ai eu aussi droit çà la sortie des écoles, je n’en ai pas parlé l’autre jour mais à Kalaw avec le guide, ils sont tous venus m’apporter des fleurs cueillies sur le bord de la route, là une petite s’est aussi approchée avec une fleur mais les autres voulaient surtout voir sous ma jupe !!! Je les ai distraits avec quelques photos, c’était plutôt marrant. J’ai aussi fait halte aux sources chaudes, une sorte de mini-établissement thermal, on m’a gentiment montré la piscine « commune » pour les femmes (à 5$) et les petites piscines privées mixtes (à 8$). J’hésite pour mon dernier jour entre piscine ou trek, pas vraiment le même genre, je verrai demain soir si je me sens d’attaque pour le trek. J’ai clos la journée au « Lotus » à nouveau avec une salade d’avocat et un jus d’ananas, comme d’hab, très bon. J’ai également désobéi à la masseuse, j’ai pris une douche, on revient toujours recouvert d’une épaisse couche de poussière de toutes les balades, impossible de rester comme ça.

Lac Inle

Mardi, janvier 31st, 2012
Habitat traditionnel Intha

Habitat traditionnel Intha

Deuxième jour en bateau mais cette fois-ci, je l’ai loué pour moi toute seule, pas envie d’attendre après Pierre, Paul ou Jacques. Au programme, le marché de Nam Pan, bien plus gros qu’hier mais un peu moins l’effet de surprise car les produits sont les mêmes. Un peu plus de tribus locales avec le costume qui va bien (Pa-o), ça me rappelle le Vietnam. Par contre, j’ai trouvé qu’il y a plus de diversités de produits ici. J’y suis restée plus d’une heure trente, beaucoup de touristes quand même mais plus on se rapproche de midi, plus ça se vide.

La journée s’est poursuivie avec la visite de la fabrique d’ombrelles en papier mais plutôt décevant, c’est plus un magasin qu’autrechose. J’avais demandé un resto non touristique pour le déjeuner, j’ai été servie, j’étais la seule dans une salle immense qui propose des karaokés le soir. Le menu n’était pas vraiment adapté au goût occidental, j’ai donc porté mon choix sur des nouilles de riz, pas trop mal mais la portion était plus que généreuse et j’avais déjà pris des fritures au marché.

Ensuite, un peu de navigation au milieu des jardins flottants, on voit des plantations en plein milieu du lac, c’était censé être des tomates mais pas de fruits en vue. Après un passage assez rapide dans un monastère, la dernière visite était pour une fabrique de « rice cracker », de grandes galettes soufflées au riz. Très intéressant, c’est ce que j’ai préféré et ici, comme toujours quand il y a une activité artisanale, c’est le village entier qui est dédié à cette fabrication. Grosso modo, on fait des crêpes de riz avec des petites graines non identifiées (une sorte de pavot mais ça n’en a pas le goût) qui sèche ensuite au soleil, après quoi, des femmes les mettent dans des braises à l’aide de pinces et la galette se boursoufle, ça fait un immense gateau apéritif de 30 cm de diamètre.

Retour vers 16h30 au village et diner avec un allemand au milieu d’une floppée de français. Euh pour le resto, devinez ou je suis allée ? ;-) « Lotus » bien sur…

Lac Inle

Mercredi, février 1st, 2012
Environs du lac Inle

Environs du lac Inle

En fait hier, j’ai réservé un trek au restaurant. Le proprio fait aussi guide, je lui ai demandé un truc facile, il m’a proposé une balade de 5 à 6h, 15000 K, plus chère qu’à Kalaw, mais vu le prix de la chambre ici, mes finances sont au plus haut. Un peu avant 8h, je me mets en route mais le proprio de la Guesthouse me rattrape en bicyclette pour me demander si je peux changer de chambre car il a besoin de la mienne qui est immense pour en faire une triple. Pas de souci, je fais un déménagement express, tout en vrac dans le sac et on verra ce soir au retour. A 8h, nous nous mettons en route. L’intérêt majeur du trek n’est pas dans les paysages mais dans la possibilité d’échanger avec le guide sur tout sujet. La grimpette est plus ardue qu’à Kalaw, mon guide a 32 ans et pas 75, ça doit également jouer. Première étape dans une grotte ou habite un moine, thé, snacks, sympa. Dans ce village, c’est le  monastère qui finance l’école, tout est gratuit y compris la nourriture. On continue vers des villages Pao, c’est très très pauvre, les enfants sont sales et travaillent a priori assez jeunes, le guide me dit qu’ils vont à l’école jusqu’à 10 ans mais ceux qu’on a croisés faisaient moins que ça, chétifs et dépenaillés. J’ai aussi eu l’explication concernant les enfants qui pleurent en me voyant, ce qui arrive avec des jeunes de 2-3 ans, le touriste est en fait la menace suprême « si tu continues tes bêtises, on va le dire au méchant touriste » ! Visiblement, ça leur passe quand ils ont compris que le touriste pouvait être un distributeur de bonbons ou gâteaux…

Mon guide m’a également conté l’histoire de son restaurant, lui et sa femme bossaient dans des hôtels et c’est un vieux touriste américain qui lui a donné 1000 dollars, il y a 6 ans, pour monter son affaire. Les débuts ont été difficile avec 5 assiettes et quelques couverts mais maintenant qu’il est dans les guides, les affaires vont mieux. Quand ils en sont trop fatigués, ils ferment le restaurant un jour, c’est leur liberté d’être patron. 20% de leur revenus vont à l’état, mais pas de retraite ici, ce sont les enfants qui prennent en charge les parents et ceux-ci essaient de mettre de côté pour leurs vieux jours. La viande est très chère en rapport du reste, du plus au moins, on trouve le cochon, le poulet, le boeuf et le poisson, le contraire de chez nous ! Pour du poulet, compter 3€ le kg et le meilleur morceau de porc, c’est 10€ le kg. Bref, très intéressant sur le mode de vie local.

Pour le déjeuner, nous nous installons dans une maison Pao, la proprio est à la douche mais elle nous rejoint ensuite. Le plus surprenant, c’est le foyer à l’intérieur de la maison (toute en bambou), un vrai feu de bois sur lequel chauffe la bouilloire. A priori, les incendies sont rares et il vaut mieux vue l’efficacité des pompiers. J’ai déjà vu au moins deux belles casernes avec des camions rutilants mais mon guide m’a expliqué que la dernière fois qu’il y a eu un incendie dans une guesthouse, le camion est tombé en panne à 500 m et qu’ils ont du le pousser !!!
Retour sur le village plus facile que la montée, belles vues sur le lac et les champs de cannes, puis arrêt près d’un réservoir aux eaux limpides. Zéro touristes rencontrés, journée très sympa même si assez crevante. Massage pour récupérer avec la même masseuse que précédemment, avant de diner pour la dernière fois au « Lotus » avec un poulet à l’orange, une portion de viande énorme. Demain, retour sur Yangon avec 15h de bus minimum…

Lac Inle – Rangoon

Jeudi, février 2nd, 2012

Ah le petit rosé d'inle...

Ah le petit rosé d'inle...

Ce matin, encore levée pas trop tard car je veux avant de partir faire une dernière visite, les vignobles de « Red Mountain ». Je suis passée devant l’autre jour à bicyclette, ce n’est pas très loin (20 mn à vélo) et après le vignoble indien visité en octobre, je continue ma tournée des caves étrangères ! J’ai quand même bien petit-déjeuné, la perspective de m’enfiler du vin sous le soleil avant 10h n’est pas très habituelle mais c’est tombé ainsi. Ce n’est pas la saison des vendanges, elles commencent en février-mars, j’ai quand même jeté un oeil à l’usine et ensuite j’ai dégusté. Comme en Inde, ils ont une formule dégustation de 4 vins types mais un allemand arrivé après moi à réussi à personnaliser sa dégustation. C’est pas cher (2000K pour 4 vins) et le site est agréable avec une belle vue, on peut même y diner pour des prix que j’ai trouvés raisonnables (plat entre 2 et 4 euros), le verre de vin est 2,5 euros, la bouteille à 10 sauf le pinot noir et le chardonnay plus chers. Donc, pour ma part, j’ai commencé avec un « sauvignon blanc », que j’ai trouvé très bon alors que d’habitude je n’aime pas trop le vin blanc, puis poursuivi avec un « rosé d’Inle », très semblables à nos rosés, puis un rouge « shiraz-tempranillo » que j’ai trouvé assez bizarre avant de finir sur un vin un peu sucré, le « Late Harvest ». Bien sympa même au petit matin. Retour au marché pour m’acheter un pancake au miel gouté l’autre jour, puis bouclage des sacs à la guesthouse. Mise à jour du site et déjeuner d’une dernière salade d’avocats avant le long trajet de retour. Départ en pickup à 13h, le temps de ramasser tout le monde, on arrive un peu avant 14h à Shwenyang, puis longue attente des bus. Des dizaines de touristes, à chaque bus, on se demande si c’est le notre, le mien est arrivé en dernier, vers 15h25, il n’est pas de première jeunesse mais ca va. Nous sommes 9 touristes pour 45 places, on a vu pire, deux anglaises, un australien, deux espagnols et trois allemands. Petit flottement quand nous avons eu un contrôle de police/douanes. C’est la seule fois où j’ai senti la crainte depuis que je suis ici. Grand silence dans le bus pendant la fouille de certains sacs et paquets de locaux, les douaniers ont même éventrés des brioches pour vérifier qu’il n’y avait rien à l’intérieur. Mes voisins birmans tenaient leur carte d’identité prête, je voyais le chauffeur jeter des regards inquiets par le rétroviseur, mais finalement les 4 hommes montés à bord sont descendus bredouilles. La descente de la route de montagne a été assez difficile, les routes sont ici en travaux perpétuels, entre les virages en épingles à cheveux, les charrettes à boeufs au beau milieu de la route et les tas de graviers à surmonter, j’ai eu quelques frayeurs mais ici, les chauffeurs sont bien plus prudents qu’en Inde ou aux Philippines. Pour la fin du trajet, super route, j’ai même vu une limitation de vitesse à 100, pas sure qu’elle soit souvent atteinte ailleurs, nous sommes donc arrivés, un peu après 5h30 du matin, soit moins de 14h30 de trajet avec deux films américains potables (Salt et Prince of persia) après nous avoir «soporifié » avec l’élection de Miss Pyon Yan (ou approchant) 2011 et quelques chansons de karaoké sirupeuses.

Rangoon

Vendredi, février 3rd, 2012

Pagode

Pagode Shwedagon

Dès l’arrivée à la gare routière, j’ai partagé un taxi avec deux anglaises et 45 mn plus tard, soit un peu avant 7H, j’étais à mon hotel mais la chambre pas prête avant 10h. En attendant, j’ai mis le site à jour et refait une petite cure d’internet avec le wifi qui marche ici super bien. Puis douche, petite sieste et départ vers 13h30, d’abord pour manger quelques snacks locaux avant de me rendre à la Shwedagon pagoda où j’ai passé une bonne partie de l’après midi à me reposer au son des cloches et des pigeons en attendant le coucher du soleil. Mais en fait, j’ai encore recroisé plein de français, Gilles un des compagnons de galère de la journée de transport, Dominique et Marie que j’ai croisés au lac Inle et qui partent demain avec le même vol que moi pour Kuala Lumpur, j’irai d’ailleurs les rejoindre à leur guesthouse pour partager le taxi. Quelques photos de la pagode au soleil puis dans la nuit toute illuminée et retour au centre ville pour un léger diner indien.

Rangoon

Samedi, février 4th, 2012

Rues de Rangoon

Rues de Rangoon

Matinée tranquille à flaner dans Rangoon à la recherche d’une carte postale et de timbres mais c’était tellement compliqué que pour le timbre, j’ai fini par laisser tomber et filer le tout à la réception de l’hôtel avec un billet, pas sur que ca arrive :-) Quelques marchés anarchiques disséminés ici et là mais Rangoon ne m’a décidément pas particulièrement plu. Vers 14h, j’ai rejoint Marie et Dominique pour aller à l’aéroport, et je dois dire que j’ai été particulièrement épatée par Dominique qui nous a dégoté un taxi à seulement 4000K, certes pas de première jeunesse et marchant au gaz (!), mais qui a réussi à nos emmener à bon port par des chemins un peu détournés (et donc cahoteux !). J’ai retrouvé Shamsia et Adrian à l’aéroport, qui ne m’ont dit que du bien de Nagpali Beach, Le vol a ensuite passé très vite à discuter avec mon voisin malais qui travaille sur des plateformes pétrolières en Birmanie, puis assez long trajet en bus-train-métro pour rejoindre le centre ville où je suis arrivée à près de minuit.

Kuala Lumpur

Dimanche, février 5th, 2012

Batu Caves

Batu Caves

Réveil assez tardif mais j’ai eu du mal à me motiver à aller affronter la fournaise…Il fait une chaleur intense ici et on se retrouve rapidement moite et dégoulinant. Comme je n’avais pas vraiment mangé hier soir, je me suis rattrapée avec deux rotis (crêpes très fines) et du thé au lait avant de me mettre en quête d’une nouvelle batterie pour mon téléphone (qui ne m’a pas beaucoup servi en Birmanie à part comme réveil) mais les sautes de tension birmans m’ont totalement flingué la batterie actuelle qui tenait à peine une journée. Heureusement, je suis dans le quartier des téléphones, j’ai un grand centre commercial rempli de magasin de téléphonie. J’ai eu le choix entre une batterie Nokia orginale et une fausse et les prix varient presque du simple au double d’un commerçant à l’autre. Juste à côté se trouvent les bus pour Batu Caves, l’excursion de la matinée. Ce qui est marrant, c’est que je me retrouve comme l’an dernier à deux jours de Thaipusam, une grande fête religieuse indienne à Kuala Lumpur. Le jour J (Mardi 7), des centaines de milliers de personnes convergent vers les « batu caves » mais normalement, dès aujourd’hui, je devrais voir des pélerins. J’ai été servie au dela de mes espérances, après presque une heure de bus, je suis arrivée et c’était déjà bien chargé en monde de mon point de vue, limite oppressant. Tout le monde est habillé en jaune et l’objectif est de monter jusqu’à un temple en haut d’un escalier immense. Beaucoup sont rasés (hommes, femmes, enfants) et la tête recouverte d’une sorte de pâte orangée mais certains se donnent plus de mal que d’autres pendant leur chemin de croix. Certains portent des bols en argent sur la tête, d’autres de lourds portant en bois décorés de plumes de paon, de statues et le bouquet, ce sont les objets accrochés dans le dos par des sortes de hameçons, c’est carrément un truc de dingues.

Pour certains, ce sont de petites récipients en fer, d’autres des citrons ou des oranges, mais en nombre très important, ca doit être extrêmement douloureux, la souffrance se lit sur les visages. Des aides se tiennent à côté pour soutenir ou mettre un siège, je pense que certains ont fait un long trajet à pied avant d’arriver là tellement ils semblent fatigués. Bref, très impressionnant.

Après ça, je suis allée manger mon fameux poulet tandoori, mon pèlerinage à moi, au même endroit que l’an dernier, mais j’ai pas pu finir, je dois avoir l’estomac qui a rétréci en Birmanie ! Et pour terminer la journée, une petite balade dans les centres commerciaux immenses de Kuala Lumpur. Et je dois avouer qu’après ces 3 semaines à voir de la misère, j’ai éprouvé une grande satisfaction à déambuler dans ces immenses halls luxueux (avec des bars et des canapés immenses où on peut boire de la vodka française, et oui, produite en charente !!!) décorés somptueusement pour le nouvel an chinois, et où la carte bancaire est volontiers acceptée. Exposition sympa en extérieur de statues d’ours, avec un ours pour chaque pays et un artiste différent par pays.

Pour finir, marre de bouffer chinois, indien, birman, alors je me suis décidée pour un bon hamburger de chez Mc Do et là aussi, ça m’a fait du bien, sans compter que ca me prépare à mon retour demain sur Paris, puisque les vacances sont bien finies.

Retour éprouvant sur Paris avec 12h00 de retard, merci la neige à Londres ! Puis retard de TGV à cause de la neige en France, je suis arrivée vannée sur Rennes. Dormi plus de 14h pour m’en remettre…

Alors la Birmanie, c’était comment ?
Ca fait déjà plusieurs jours que je réfléchis à ma conclusion de voyage et j’ai décidément bien du mal à me faire une opinion. C’était assurément très inattendu, la littérature sur le sujet n’est pas d’actualité et ce pays a en quelques mois énormément changé.
Les paysages sont somptueux, les couchers de soleil aussi, là dessus pas de problème pour les amateurs d’images. Je suis aussi tombée à un moment assez spécial avec un flot de touristes inhabituel (dont une grosse majorité de français) et des infrastructures nettement insuffisantes qui ont carrément compliqué le voyage, les transports et chambres étant systématiquement complets. Cela a clairement fait de ce voyage en Asie, un voyage différent des autres avec moins de souplesse, sans parler des problèmes d’argent dus au fait qu’on ne peut pas retirer sur place. Pour autant, les gens sont sympas et globalement arrangeants, même si assez réservés (on ne retrouve pas vraiment la curiosité des philippins, malais ou même indiens), et leur mode de vie très surprenant pour un occidental. Je suis tout à fait contente de mon voyage mais je reste assez dubitative sur la suite des évènements pour ce pays et je pense qu’il faut s’attendre encore à quelques gros changements dans l’année à venir, avec en plus des élections en avril…

Alors la Birmanie, c’était comment ?

Ca fait déjà plusieurs jours que je réfléchis à ma conclusion de voyage et j’ai décidément bien du mal à me faire une opinion. C’était assurément très inattendu, la littérature sur le sujet n’est pas d’actualité et ce pays a en quelques mois énormément changé.

Les paysages sont somptueux, les couchers de soleil aussi, là dessus pas de problème pour les amateurs d’images. Je suis aussi tombée à un moment assez spécial avec un flot de touristes inhabituel (dont une grosse majorité de français) et des infrastructures nettement insuffisantes qui ont carrément compliqué le voyage, les transports et chambres étant systématiquement complets. Cela a clairement fait de ce voyage en Asie, un voyage différent des autres avec moins de souplesse, sans parler des problèmes d’argent dus au fait qu’on ne peut pas retirer sur place. Pour autant, les gens sont sympas et globalement arrangeants, même si assez réservés (on ne retrouve pas vraiment la curiosité des philippins, malais ou même indiens), et leur mode de vie très surprenant pour un occidental. Je suis tout à fait contente de mon voyage mais je reste assez dubitative sur la suite des évènements pour ce pays et je pense qu’il faut s’attendre encore à quelques gros changements dans l’année à venir, avec en plus des élections en avril…

Pratique | Hotels et Guesthouses

Jeudi, février 23rd, 2012
Ah les jolies couvertures chinoises...

Ah les jolies couvertures chinoises...

Globalement, la qualité hôtelière n’est pas exceptionnelle pour le prix, en comparaison des autres pays d’Asie. Le problème majeur, au moins en janvier-février cette année, reste la disponibilité et le manque de fiabilité des réservations.

Rangoon – May Shan Hotel - 23 $ la simple – 35 $ la double, avec sdb.  Rien d’exceptionnel, c’est propre, bien placé, avec un ascenseur et surtout un wifi qui fonctionne très bien dans le lobby.

Mandalay – Myit Phyar Hotel - 35 $ la double, 30$ négociable à 25$ pour une simple, avec sdb. Chambre sympa avec une déco plutôt mieux qu’ailleurs, salle de bain moyenne. Wifi dans le lobby et poste en accès gratuit.

Mandalay – Sabai Phyu Hotel - 20 $ la double, 15 $ la simple, avec sdb. Il y a aussi des « cellules » moins chères avec sdb partagée mais ca m’a paru assez glauque. Chambres pas exceptionnelles, surtout celle du premier soir, la deuxième était mieux. Salle de bains minimale. Bonne excursion en moto taxi avec Mg Myint  comme chauffeur.

Bagan (Nyang Oo)- Oasis GH – 10000 Kyats la double, sans matelas, sans couverture, sans drap avec une salle de bain toute cassée !!! A FUIR

Bagan (Nyang Oo) - Shwe Na Di Guesthouse - 7$  la simple avec sdb partagée – 17 $ la simple tout confort. Pas mal du tout pour la chambre tout confort, la salle de bain partagée est réduite à sa plus simple expression (eau froide et wc à la turc) mais bon 7 $, c’est pas cher…

Kalaw – Winner Hotel - 20 ou 15$ la simple selon le confort. Un bon hôtel chinois, petit déjeuner plutôt plus copieux qu’ailleurs. Très satisfaite du trek qu’ils m’ont organisé.

Inle Lake (Nyaungswhe) – May Guest House – 9000 kyats la single, 16000 la double. Mon meilleur hébergement, patron très serviable, mon lieu de séjour le plus plaisant.

Pratique | Nourriture et restos

Jeudi, février 23rd, 2012
Menu du "Lotus"

Menu du "Lotus"

Les petits déjeuners sont systématiquement inclus dans le prix de la chambre et sont quasi les mêmes partout. Toasts, beurre (ou margarine pas terrible) et confiture, thé ou café, oeufs (parfois), fruits (souvent bananes et oranges, parfois papayes) et rarement un jus de fruit frais. Dans les hotels chinois, possibilité d’avoir du riz.

J’ai peu pris de déjeuner, souvent léger avec des salades d’avocats ou des fruits.

Pour le dîner, j’ai testé le curry birman (un plat de viande et beaucoup de plats de légumes plutôt relevés), mais aussi quelques chinois assez savoureux. Pas mal de restos indiens également. J’ai trouvé globalement la qualité de la viande pas terrible, une bonne occasion de privilégier les légumes !

Mon coup de coeur pour le séjour : le restaurant « Lotus » au lac Inle avec son excellent poisson à la citronnelle et à l’ail. Et je contre d’entrée les critiques : non, il n’avait pas le gout de vase, et certes, les locaux évacuent tout dans le lac, mais la mer n’est pas toujours propre non plus et pour autant, vous ne mangez pas de poissons ? :-)

Sinon sur les marchés, de bonnes petites notes sucrées : nougats aux cacahuètes, pancake au miel, riz caramélisé et d’autres choses indescriptibles !

Quelques photos pour vous mettre en appétit !

Pratique | Budget

Jeudi, février 23rd, 2012

budget

Le nerf de la guerre…

J’ai dépensé en moyenne 38$ par jour, et j’ai changé 50% de mes dollars seulement, toutes les chambres se paient en $.

Par contre, mieux vaut prévoir un peu de rab pour les extras (notamment les chambres). La question financière est assez stressante.

Les billets doivent être neufs sans pliure ni tache. les banques pratiquent un change correct depuis quelques mois (le meilleur à l’aéroport contrairement à ce qui est écrit partout) et on m’a parlé d’arnaque sur le change dans la rue avec les pakistanais aux abords de Sule Paya. Le taux de change est plus intéressant avec les billets de 100$ que les 50, 815 Kyats pour 100$, contre 780 pour 50$. 1000 kyats pour 1 euro sans précision de billets.

PrestationPrixRemarque
Vol Paris - Kuala Lumpur (via Oman)
580 € par Oman AirRien à redire
Vol KL - Rangoon110 € par Air Asia
Transfert Aéroport Rangoon10$ à l'aller / 4000 Kyats au retour
Bus Rangoon - Mandalay13000 KyatsConfortable
Bateau Mandalay - Bagan (slow boat)12 $14 h de trajet. Sinon 8h et 40$ en bateau rapide.
Trajet Bagan - Inle15500 KyatsEn cumulant avec 2 bus et 3 pickup mais j'ai pas eu de chance !
Bus Inle - Rangoon13000 Kyats + 1000 pour le pick jusqu'à la jonction.Moyennement confortable
Journée autour de Mandalay en moto taxi15000 Kyats
Trek un jour autour de Kalaw (Viewpoint)10000 Kyats repas inclusSeule avec le Guide (JP Barua)
Trek un jour autour de Inle15000 Kyats (20000 pour deux) repas inclusSeule avec le Guide (Pyone Cho du resto Lotus)
Location de vélo1000 Kyats la journée
Taxes gouvernementales5 $ (Inle) 10 $ (Bagan) 5 $ (Pagode de Rangoon)
Massage5000 Kyats l'heure
Soda1000 Kyats pour les exports (Coca - Fanta - Sprite)
400 Kyats pour les copies locales (Crusher, Lemon sparkling, Quench etc..)
Aussi chimiques l'un que l'autre !
Bière1800 - 2000 Kyats pour une bouteille de 65 cl
650 kyats la pression au verre
Eau 300 à 400 Kyats le litre purifié à l'ozone
Repas1000 à 1500 Kyats pour une soupe.
2500 mini pour un curry ou un plat viande - poisson
Course en taxi ou rickshaw (vélo)1000 - 2000 kyats
Journée en cariole autour de Bagan10000 Kyats pour 2
15000 Kyats pour 3
Excursion Mont Popa en taxi40000 Kyats pour 4

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